Home SantéUne étude choquante reliant les vaccins covid et le cancer « censurée » par une mystérieuse cyberattaque

Une étude choquante reliant les vaccins covid et le cancer « censurée » par une mystérieuse cyberattaque

by Sophie Martin

Publié le 10 janvier 2026 à 17h42. Une étude internationale analysant les cas de cancer signalés après la vaccination contre la Covid-19 a été publiée début janvier, avant que le site web de la revue médicale qui l’hébergeait ne soit victime d’une cyberattaque et devienne inaccessible.

  • Une analyse de 69 études et rapports de cas a identifié 333 cas de cancers nouvellement diagnostiqués ou ayant progressé rapidement après la vaccination.
  • L’étude ne démontre pas de lien de causalité direct entre la vaccination et le cancer, mais souligne des tendances nécessitant des recherches plus approfondies.
  • Le site web de la revue Oncotarget a été la cible d’une cyberattaque quelques jours après la publication de l’étude, suscitant des inquiétudes quant à la censure de la recherche.

Des chercheurs en oncologie de l’Université Tufts (Boston) et de l’Université Brown (Rhode Island) ont mené cette analyse rétrospective, publiée le 3 janvier dans la revue à comité de lecture Oncotarget. Ils ont examiné des données provenant de 27 pays, dont les États-Unis, le Japon, la Chine, l’Italie, l’Espagne et la Corée du Sud, couvrant la période de 2020 à 2025. L’étude a recensé 333 cas où un cancer a été diagnostiqué pour la première fois ou a connu une aggravation rapide dans les semaines suivant la vaccination contre la Covid-19.

Les types de cancers observés dans les études analysées étaient variés. Certains rapports de cas mentionnaient des réactions localisées près des sites d’injection, tandis que d’autres faisaient état de poussées soudaines de cancers à croissance lente qui étaient stables auparavant. L’étude a également soulevé la possibilité que le vaccin puisse « réveiller » certains virus potentiellement cancérigènes, comme l’herpèsvirus humain 8.

Les chercheurs ont souligné qu’il est crucial de ne pas tirer de conclusions hâtives. Ils ont précisé que leur analyse met en évidence des tendances observées dans les rapports existants, mais n’établit en aucun cas un lien de causalité direct entre la vaccination et le développement du cancer.

« Ces résultats soulignent la nécessité d’études épidémiologiques, longitudinales, cliniques, histopathologiques, médico-légales et mécanistiques rigoureuses pour évaluer si et dans quelles conditions la vaccination ou l’infection au COVID-19 peut être liée au cancer »,

Équipe de recherche, étude partagée en ligne

Quelques jours après la publication de l’étude, le site web d’Oncotarget est devenu inaccessible, affichant un message d’erreur indiquant une « mauvaise passerelle ». La revue a attribué cet incident à une cyberattaque en cours et a signalé le problème au FBI. Le Dr Wafik El-Deiry, l’un des auteurs de l’étude et chercheur à l’Université Brown, a exprimé son inquiétude quant à cette attaque, la qualifiant de « censure » et craignant qu’elle ne perturbe l’accès aux recherches récemment publiées.

« La censure est bien vivante aux États-Unis, et elle a eu un impact considérable et effroyable sur la médecine »,

Dr Wafik El-Deiry, Université Brown

Selon Oncotarget, l’attaque visait les serveurs de la revue afin de perturber ses opérations et d’empêcher l’ajout correct de nouveaux articles à son index. La revue a même suggéré, sans preuve, que les pirates informatiques pourraient être liés au groupe anonyme d’examen de la recherche PubPeer. PubPeer a fermement nié toute implication dans cette cyberattaque.

« Aucun dirigeant, employé ou bénévole de PubPeer n’est impliqué de quelque manière que ce soit dans ce qui se passe dans cette revue. »

PubPeer, déclaration au Daily Mail

PubPeer est une plateforme en ligne où les chercheurs peuvent commenter de manière anonyme des articles scientifiques évalués par des pairs après leur publication, dans le but de favoriser un examen post-publication et de signaler d’éventuels problèmes.

La cyberattaque semble avoir débuté vers décembre 2025, avec des ralentissements progressifs du site web avant sa mise hors service complète. Les pirates peuvent utiliser diverses méthodes, telles que des attaques par déni de service distribué (DDoS) ou le piratage direct des systèmes, pour rendre un site web inaccessible. Les études publiées dans Oncotarget, dont celle du Dr El-Deiry, devraient être récupérables une fois l’attaque terminée.

L’étude a analysé des ensembles de données massifs, notamment une étude américaine portant sur 1,3 million de militaires, qui a révélé une augmentation de certains cancers du sang après 2021, date du déploiement des vaccins contre la Covid-19. D’autres études portant sur 300 000 personnes en Italie et 8,4 millions en Corée du Sud ont également mis en évidence des taux de cancer de la thyroïde, du côlon, du poumon, du sein et de la prostate plus élevés chez les personnes vaccinées. Les résultats variaient en fonction de l’âge, du sexe, du type de vaccin et du nombre de doses reçues.

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