Home NouvellesEn souvenir de « l’homme sur le banc » de Kerry alors que Denny Galvin est enterré, à l’âge de 80 ans

En souvenir de « l’homme sur le banc » de Kerry alors que Denny Galvin est enterré, à l’âge de 80 ans

by Nicolas Lefèvre

Publié le 11 janvier 2024 à 11h00. Stradbally, un petit village de la péninsule de Dingle, est en deuil. Denis « Denny » Galvin, figure emblématique connu pour sa présence quotidienne sur un banc au cœur du village, s’est éteint, laissant un vide immense dans la communauté.

  • Denny Galvin, surnommé « l’homme sur le banc », était une figure familière à Stradbally pendant des décennies.
  • Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants et les touristes qui l’appréciaient.
  • Au-delà de sa simple présence, Denny était un repère, un témoin silencieux de la vie du village et un symbole de tranquillité.

Pendant des décennies, Denis Galvin a été une constante dans le paysage de Stradbally. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse soleil, il était là, assis sur son banc, observant le monde passer. Les habitants le décrivent comme un repère humain, une présence rassurante qui semblait garantir que tout allait bien. Même ceux qui ne l’avaient jamais abordé ressentaient une connexion avec cet homme discret et bienveillant.

« Oh, c’était un repère humain », témoigne un voisin. « Il est là depuis quarante ans, assis sur ce banc. » Denny était devenu une véritable légende locale, un visage familier pour les habitants et les touristes. Les visiteurs, même s’ils ignoraient son nom, reconnaissaient le banc et la silhouette qui s’y tenait. Sa présence inspirait un sentiment de paix et de familiarité.

Denny Galvin est décédé paisiblement à son domicile. Il laisse dans le deuil ses sœurs, Mary, Bobby et Rose, ainsi que ses beaux-frères, nièces, neveux et nombreux amis. Ses funérailles ont eu lieu samedi après la messe de requiem à l’église St Mary de Castlegregory.

Les souvenirs abondent chez ceux qui l’ont connu. On se souvient de lui comme d’un homme peu loquace, mais profondément attaché à son village, à ses traditions et à la nature. Il a vu les générations se succéder, la route évoluer et a toujours accueilli les étrangers avec la même chaleur que ses voisins.

Un habitant raconte : « Je pense que c’est incroyable, même les gens qui ne l’ont jamais rencontré avaient l’impression de le connaître. » Cette impression est renforcée par l’anecdote d’une employée de bar qui se souvient d’un groupe de touristes indiens venus spécialement pour prendre une photo avec Denny. Ils avaient même entendu parler de lui et de sa popularité à l’aéroport de Dublin, où une photo de lui était exposée.

Mais Denny n’était pas seulement une attraction touristique. Il était aussi un homme en avance sur son temps. Il fut le premier du village à posséder une Volkswagen Beetle, une voiture qui fit sensation et lui valut une certaine notoriété auprès de ses amis et des jeunes femmes de la région. Les histoires rocambolesques liées à cette voiture sont encore racontées avec amusement.

« Je ne sais pas comment ils faisaient pour rentrer sept ou dix personnes dans cette petite voiture après un bal à Tralee, Annascaul ou Dingle », s’amuse un ancien camarade de classe.

Aujourd’hui, le banc est vide, mais le souvenir de Denny Galvin reste gravé dans le cœur des habitants de Stradbally. Seán Lynch, l’un de ses amis d’enfance et désormais son directeur de funérailles, a exprimé son émotion avec simplicité : « Je ne lui ai pas remboursé l’essence il y a toutes ces années, mais je l’ai emmené dans son dernier voyage aujourd’hui. »

Dans sa maison, on a découvert un véritable « sanctuaire », selon les mots d’un ami : des murs couverts de photographies prises avec Denny au fil des années, témoignages de rencontres avec des habitants, des touristes, des familles, des inconnus, tous voulant immortaliser leur passage auprès de « l’homme sur le banc ».

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