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Le rapport des gens de mer met en évidence les lacunes et les opportunités en matière de bien-être des équipages — SMI DIGITAL

Publié le 12 janvier 2026 10h23. Une nouvelle étude met en lumière les liens étroits entre le bien-être des marins, la sécurité maritime et la performance opérationnelle, soulignant la nécessité d'une meilleure responsabilisation de l'ensemble de la chaîne…

Le rapport des gens de mer met en évidence les lacunes et les opportunités en matière de bien-être des équipages — SMI DIGITAL

Publié le 12 janvier 2026 10h23. Une nouvelle étude met en lumière les liens étroits entre le bien-être des marins, la sécurité maritime et la performance opérationnelle, soulignant la nécessité d’une meilleure responsabilisation de l’ensemble de la chaîne logistique.

  • Le bien-être des marins est directement lié à la sécurité et à la résilience des opérations maritimes, la fatigue, l’isolement et le stress psychologique représentant des risques majeurs.
  • Des résultats positifs sont observés lorsque les responsabilités en matière de sécurité et de couverture médicale sont clairement définies.
  • Les frais de recrutement illégaux persistent, malgré les engagements politiques, et continuent d’exposer les marins à des pratiques d’exploitation.

Un rapport publié cette semaine par la Sustainable Shipping Initiative (SSI) et l’Institute for Human Rights and Business (IHRB) révèle que l’amélioration des conditions de vie et de travail des marins dépend crucialement de la clarté de la répartition des responsabilités au sein de l’industrie maritime. L’étude, basée sur les données de 710 entreprises exploitant plus de 13 000 navires, ainsi que sur les témoignages directs des marins et d’organisations de protection sociale, confirme que le bien-être des équipages n’est pas simplement une question d’éthique, mais un facteur déterminant pour la sécurité et l’efficacité du transport maritime mondial.

Les conclusions du rapport mettent en évidence l’influence significative des affréteurs et des propriétaires de marchandises sur le bien-être des marins, notamment lorsque des attentes claires sont intégrées dans les contrats commerciaux. À l’inverse, une fragmentation des responsabilités, en particulier en ce qui concerne la connectivité à bord, le soutien aux familles et la gestion des dettes liées au recrutement, conduit à des performances plus faibles. Un écart préoccupant persiste entre les déclarations d’intention et la réalité vécue par les marins à bord des navires, soulignant la nécessité d’un alignement plus étroit entre les différents acteurs de la chaîne de valeur.

L’étude révèle également des disparités importantes en matière de bien-être entre les différents navires, y compris au sein d’une même entreprise, ce qui démontre les limites des engagements pris au niveau de la direction sans une visibilité précise sur les conditions de vie à bord de chaque unité. Les témoignages recueillis confirment que les frais de recrutement illégaux restent un problème systémique, en raison de lacunes dans l’application des réglementations qui permettent la poursuite de pratiques abusives dans les processus d’embauche.

Cependant, une prise de conscience croissante du bien-être des marins en tant que question de sécurité, de responsabilité et de gestion des risques est observée. Les assureurs, les clubs P&I et les prestataires d’assurance jouent un rôle de plus en plus important en encourageant l’adoption de normes plus élevées.

« Les résultats s’améliorent lorsque le bien-être est intégré dans la prise de décision commerciale. Dans le cas contraire, le coût est supporté par les gens de mer. Combler cet écart nécessite désormais une action coordonnée tout au long de la chaîne de valeur. »

Ellie Besley-Gould, directrice générale de SSI

Ce rapport fait suite à l’adoption du Code de conduite Respecter les droits des gens de mer et des outils associés. Il souligne les domaines dans lesquels un alignement plus poussé est nécessaire pour garantir des résultats plus cohérents en matière de bien-être entre les armateurs, les opérateurs, les affréteurs et les autres acteurs de l’industrie.

« Nous continuons à œuvrer pour l’amélioration des droits et du bien-être des gens de mer à travers le Code de conduite et des initiatives spécifiques avec nos collaborateurs et par une action collective avec l’industrie et le gouvernement. »

Francesca Fairbairn, de l’Institut pour les droits de l’homme et les entreprises

Les contributions au rapport incluent les conclusions de l’IHRB, TURTLE, Mission to Seafarers, BSM Ship Management, Mærsk Mc-Kinney Møller Center for Zero Carbon Shipping (MMMCZCS), South32, Lloyd’s Register, Klaveness Combine Carriers, DNV, Rio Tinto, RightShip et Berge Bulk.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.