Publié le 13 janvier 2026 à 21h00. L’ancien gratte-ciel Siemens à Munich, autrefois le plus haut bâtiment de bureaux de la ville, est aujourd’hui à l’abandon, témoignant d’une époque révolue et faisant l’objet d’un débat sur son avenir.
- Le gratte-ciel de 75 mètres, situé dans le quartier de Sendling, est fermé depuis le départ de Siemens en 2006.
- Un plan de développement approuvé en mars 2023 prévoyait une rénovation et une extension du bâtiment pour accueillir des bureaux.
- Le propriétaire actuel, la société suisse Empira, envisage désormais la construction d’un hôtel et d’une « pension », ce qui nécessiterait une modification du plan initial.
Symbole d’une époque prospère, le gratte-ciel Siemens, érigé en 1963, domine encore le paysage urbain de Munich. Pourtant, derrière sa façade imposante se cache un lieu déserté, aux fenêtres obstruées et aux entrées barricadées. Ce « lost place », comme le décrivent les amateurs d’exploration urbaine, témoigne d’un passé industriel florissant aujourd’hui relégué à la mémoire.
Après le départ de Siemens en 2006, l’avenir du bâtiment est resté incertain pendant de longues années. La demande en logements était forte, mais c’est finalement un projet de rénovation et d’extension pour accueillir des bureaux qui a été approuvé par le conseil municipal en mars 2023. Cependant, ce projet a été rapidement remis en question par Empira, la société immobilière suisse propriétaire des lieux.
Selon les nouvelles ambitions de la société suisse, le bâtiment devrait être transformé en hôtel et en « pension ». Pour ce faire, une extension serait nécessaire, ce qui s’éloigne du plan de développement initialement validé par la ville. Cette volte-face pose désormais un dilemme aux autorités municipales : soit elles maintiennent leur position et donnent l’exemple en matière de respect des règles d’urbanisme, soit elles cèdent aux demandes d’Empira, au risque de prolonger l’état de vacance du bâtiment.
Classé monument historique, le gratte-ciel Siemens attend donc une décision qui déterminera son avenir. En attendant, il continue de veiller sur Munich, témoin silencieux d’une époque révolue et d’un débat sur la manière de concilier préservation du patrimoine et développement urbain. (Ville de Munich, Süddeutsche Zeitung)
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