Publié le 13 janvier 2024 à 23h45. La décision controversée d’annuler un but lors d’un récent match de football a suscité un débat passionné parmi les anciens joueurs et experts, pointant du doigt les failles du système de l’arbitrage vidéo (VAR).
- Plusieurs figures du football britannique ont exprimé leur désaccord avec l’annulation du but, la qualifiant de « pure supposition ».
- Si la décision est jugée conforme à la règle, son application est critiquée pour son subjectivité et le temps excessif pris pour l’analyse.
- Le débat souligne les limites actuelles du VAR et la nécessité d’une interprétation plus claire des règles du hors-jeu.
L’annulation d’un but en fin de match a provoqué une vive polémique, ravivant les interrogations sur l’efficacité et la pertinence de la VAR. Chris Sutton, ancien attaquant de Chelsea et de Blackburn Rovers, s’est rangé du côté de Pep Guardiola et Paulo Silva en qualifiant la décision de l’arbitre, David Kavanagh, de « pure supposition ».
« Je pense que le match est terminé. Est-ce que Thiaw va vraiment arrêter ça ? La distance de Semenyo est d’un mètre, un mètre et demi. Thiaw ne va pas réagir à ça. »
Chris Sutton, ancien attaquant
D’autres anciens joueurs, comme Jamie Redknapp (ancien milieu de terrain de Liverpool et de l’Angleterre) et Dan Burn (défenseur de Newcastle), ont reconnu que la décision d’annuler le but était techniquement correcte, tout en critiquant le processus d’arbitrage. Redknapp a souligné que si le but avait été validé, peu auraient remis en question la décision, mais que la lettre de la loi avait été respectée.
« S’ils avaient donné ce but, personne n’aurait regardé cela et pensé que cela n’aurait pas dû être autorisé. Mais selon la lettre de la loi, que cela nous plaise ou non, c’est la bonne décision. »
Jamie Redknapp, ancien milieu de terrain
Dan Burn, absent du match en raison d’une blessure, a exprimé son malaise face au hors-jeu subjectif, plaidant pour une application plus stricte et moins interprétative de la règle.
« Je pense que c’est la bonne décision, je n’aime tout simplement pas le hors-jeu subjectif. Soit c’est hors-jeu, soit ce ne l’est pas. Nous ne voulons pas voir cela, mais selon la lettre de la loi, cela devrait être interdit. »
Dan Burn, défenseur de Newcastle
Micah Richards, ancien défenseur de Manchester City, a quant à lui critiqué l’utilisation du VAR dans ce cas précis, estimant qu’il ne devait pas servir à « réarbitrer » les matchs et à annuler des buts pour des détails aussi minimes. Il a également souligné le temps excessif pris pour prendre la décision.
« Je comprends le processus, mais le VAR n’a pas été amené ici pour cette raison. C’est un anti-but, ce qu’ils ont dit qu’ils n’allaient pas faire, ils ont dit qu’ils n’allaient pas réarbitrer le match. Pour moi, cela revient à réarbitrer le match. Ils s’y attaquent tous les deux. C’est peut-être juste, mais je ne pense pas que nous devrions retirer des buts pour cela. Pourquoi prendre cinq minutes ? »
Micah Richards, ancien défenseur de Manchester City
Cette controverse relance le débat sur l’avenir de la VAR et la nécessité de trouver un équilibre entre l’application stricte des règles et le respect du flux du jeu.