Home SantéAntécédents familiaux de cancer liés à un risque accru de COVID long

Antécédents familiaux de cancer liés à un risque accru de COVID long

by Sophie Martin

Publié le 16 janvier 2026. Une étude américaine révèle que les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer pourraient être plus susceptibles de développer un syndrome post-COVID persistant, même en l’absence de cancer personnel. Cette vulnérabilité accrue semble particulièrement marquée chez les adultes de 35 à 49 ans.

  • Les individus ayant un parent proche atteint de cancer présentent un risque de COVID long supérieur de 26 % à ceux sans antécédents familiaux.
  • Environ 30 % de ce lien pourrait s’expliquer par des problèmes de santé préexistants tels que l’obésité, l’asthme, l’anxiété et la dépression.
  • L’étude suggère une possible susceptibilité génétique ou une dérégulation immunitaire comme facteurs contribuant à cette association.

Des chercheurs de l’Université d’Augusta, en Géorgie, ont mis en évidence un lien inattendu entre les antécédents familiaux de cancer et le risque de développer un COVID long. Leur analyse, publiée dans la revue Causes et contrôle du cancer, s’appuie sur les données de plus de 25 000 adultes américains interrogés dans le cadre de l’Enquête nationale par entretien sur la santé de 2023.

L’étude a révélé que 9,6 % des participants ayant des antécédents familiaux de cancer signalaient des symptômes persistants au moins trois mois après l’infection initiale, contre 7,6 % chez ceux sans tels antécédents. Ce risque accru était particulièrement prononcé chez les personnes âgées de 35 à 49 ans, avec une augmentation de 35 % de la prévalence du COVID long dans cette tranche d’âge.

Les chercheurs ont souligné que cette association ne peut être entièrement expliquée par des problèmes de santé sous-jacents. Bien que l’obésité, l’asthme, l’anxiété et la dépression contribuent à une partie du risque, un effet direct significatif a été observé chez les adultes de 35 à 49 ans.

Selon les auteurs, les antécédents familiaux de cancer pourraient refléter une vulnérabilité génétique, une dérégulation du système immunitaire ou des expositions environnementales communes qui influencent la susceptibilité à une maladie post-virale. Des recherches antérieures avaient déjà établi un lien entre le cancer et le COVID long, mais cette étude est l’une des premières à explorer le rôle des antécédents familiaux.

Il est important de noter que cette étude est basée sur des données autodéclarées, ce qui limite la possibilité d’établir des relations de cause à effet. Les chercheurs précisent également que, malgré la prise en compte de divers facteurs démographiques, cliniques et comportementaux, des variables confusionnelles résiduelles, telles que la prédisposition génétique ou les habitudes de santé, pourraient avoir influencé les résultats.

Néanmoins, les auteurs estiment que leurs découvertes apportent un éclairage nouveau sur les facteurs de risque associés au COVID long.

« En identifiant les antécédents familiaux de cancer comme un facteur de risque indépendant, notre étude élargit la compréhension actuelle des facteurs de risque de COVID long au-delà des antécédents médicaux personnels pour inclure les influences biologiques héréditaires ou partagées potentielles. »

Auteurs de l’étude

Cette recherche ouvre la voie à de nouvelles investigations sur les mécanismes biologiques sous-jacents à cette association et pourrait contribuer à identifier les personnes les plus à risque de développer un COVID long.

You may also like

Leave a Comment