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L’ancien ministre iranien des Affaires étrangères Zarif déclare que l’ère de la loyauté dans l’ordre mondial est terminée, citant le Venezuela et la guerre des 12 jours en Iran

L’ancien ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif estime que l’ère de la loyauté et du soutien inconditionnel entre États est révolue. Ses observations, faites lors de la présentation de son livre « Le monde à venir…

L’ancien ministre iranien des Affaires étrangères Zarif déclare que l’ère de la loyauté dans l’ordre mondial est terminée, citant le Venezuela et la guerre des 12 jours en Iran

L’ancien ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif estime que l’ère de la loyauté et du soutien inconditionnel entre États est révolue. Ses observations, faites lors de la présentation de son livre « Le monde à venir : discours sur l’ordre mondial », soulignent une fragmentation croissante du pouvoir à l’échelle internationale.

Selon Zarif, le système international actuel ne peut plus être défini en termes de bipolarité ou de multipolarité. Il décrit une phase « post-polaire » où le pouvoir est dispersé entre les sphères militaire, économique et technologique. Cette nouvelle configuration, explique-t-il, rend illusoires les attentes d’une aide systématique de la part des grandes puissances.

L’exemple du Venezuela est, à ses yeux, particulièrement révélateur. « L’expérience du Venezuela démontre que la loyauté ne fonctionne pas dans le système mondial actuel », a-t-il affirmé, notant que ni la Chine ni la Russie n’étaient intervenues significativement pour soutenir Caracas.

L’Iran a tiré une leçon similaire de son récent conflit avec la coalition américano-israélienne. Zarif a constaté que l’espoir d’un soutien substantiel ou de sacrifices de la part des grandes puissances s’est avéré infondé. « Les attentes de sacrifices significatifs ou de soutien de la part des grandes puissances se sont révélées déplacées », a-t-il précisé.

Au-delà de ces exemples concrets, l’ancien ministre iranien a pointé du doigt les évolutions internes aux États-Unis, au sein de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) et dans les relations transatlantiques comme autant de signes d’un changement de dynamique mondiale. Il a notamment évoqué la position américaine sur l’Ukraine et les déclarations controversées de l’ancien président américain Donald Trump concernant le Groenland.

Zarif met en garde contre le danger de s’accrocher à des conceptions dépassées du monde, fondées sur des blocs d’influence. Il estime que de telles visions conduisent à des analyses erronées et à la prolifération de théories du complot. Pour l’Iran, et pour d’autres pays, il est donc crucial d’adopter une nouvelle compréhension du système international afin d’anticiper les tendances mondiales et de défendre efficacement leurs intérêts nationaux.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.