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La «flotte fantôme» visée: le Canada impose de nouvelles sanctions à la Russie

Le premier ministre canadien Mark Carney a annoncé, ce mardi 16 juin 2026 lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, de nouvelles sanctions ciblant 162 individus, entités et navires russes. Cette offensive vise prioritairement la « flotte fantôme…

L'offensive contre la « flotte fantôme » et les revenus russes

Le premier ministre canadien Mark Carney a annoncé, ce mardi 16 juin 2026 lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, de nouvelles sanctions ciblant 162 individus, entités et navires russes. Cette offensive vise prioritairement la « flotte fantôme » de Moscou, ses revenus énergétiques et son complexe militaro-industriel pour affaiblir l’effort de guerre.

L’offensive contre la « flotte fantôme » et les revenus russes

L'offensive contre la « flotte fantôme » et les revenus russes
L’annonce du Canada ne se limite pas à une simple extension de listes noires. Selon 98.5 Montréal, Ottawa cible spécifiquement les réseaux de désinformation et les revenus énergétiques qui alimentent la machine de guerre du Kremlin. Le cœur de la stratégie repose sur le démantèlement de la « flotte fantôme », ces navires utilisés par la Russie pour contourner les plafonds de prix et exporter son pétrole. Cette approche est coordonnée avec d’autres alliés du G7. Le premier ministre britannique Keir Starmer a également dévoilé 70 nouvelles mesures visant cette même flotte. L’objectif est clair : asphyxier les ressources financières de Vladimir Poutine. « Le vent est en train de tourner, comme prévu. L’Ukraine va gagner, c’est seulement une question de temps. » Mark Carney, Premier ministre du Canada, via Radio-Canada Cette déclaration intervient alors que Mark Carney condamnait les frappes russes contre Kiev, notamment l’attaque ayant ravagé une cathédrale emblématique et le monastère de la Laure des grottes.

L’aide militaire canadienne et le soutien énergétique britannique

L'aide militaire canadienne et le soutien énergétique britannique
Photo: La Voix de l'Est
Le Canada a intensifié son soutien matériel et financier. Comme le rapporte La Voix de l’Est, le pays a déjà fourni 2,8 milliards $ d’aide militaire en 2026. Ce montant s’ajoute à une enveloppe de 270 millions $ versée en mai pour renforcer les capacités de défense essentielles de l’Ukraine. Le bilan global des sanctions canadiennes est désormais massif :
  • Plus de 3 400 personnes et entités sanctionnées.
  • 600 navires visés par des mesures restrictives.
  • Une collaboration accrue sur la production de drones.
De son côté, le Royaume-Uni mise sur la sécurité énergétique. Selon Le Figaro, Londres va fournir de l’uranium enrichi à l’Ukraine pour ses centrales nucléaires via la société Urenco, grâce à un financement à l’exportation de 210 millions de livres sterling. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, présent à Évian, a qualifié la séance de travail de « formidable », tout en insistant sur l’urgence d’obtenir davantage de missiles Patriot et un programme énergétique solide pour affronter les prochains hivers.

Le bras de fer sur les véhicules électriques chinois avec Donald Trump

La flotte fantôme russe, c'est quoi ?
En marge des discussions sécuritaires, un échange informel et animé a eu lieu entre Mark Carney et le président américain Donald Trump. Les micros ont capté une discussion sur les véhicules électriques (VE) chinois, un point de friction potentiel dans les relations commerciales nord-américaines. Le premier ministre canadien a tenté de rassurer Trump en précisant que les VE chinois représentent moins de 3 % du marché canadien, soit environ 49 000 véhicules. Selon Radio-Canada, Carney a présenté ce chiffre comme un « plafond », ce à quoi Donald Trump a répondu : « C’est bien, j’aime ça ». L’enjeu est stratégique. Le Canada a récemment réduit ses droits de douane sur certains VE chinois, passant de 100 % à 6,1 %, avec l’espoir que la Chine baisse en retour ses tarifs sur les produits agricoles canadiens. Cette ouverture a créé des divisions au sein de l’administration américaine, Jamieson Greer, représentant au Commerce, ayant jugé cette approche problématique.

L’échéance de l’ACEUM et les pressions diplomatiques

Ces échanges rapides masquent une tension sous-jacente : le renouvellement de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Les parties doivent s’engager dans le processus de révision d’ici le 1er juillet. Si aucun accord n’est trouvé, le traité sera reconduit tel quel pour un an, à moins qu’un pays ne décide de se retirer. L’absence de rencontre officielle programmée entre Carney et Trump à Évian souligne la prudence diplomatique actuelle. Toutefois, Dominic LeBlanc, ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, doit rencontrer Jamieson Greer pour tenter de débloquer les négociations. Parallèlement, le président français Emmanuel Macron tente de mobiliser Washington pour maintenir une pression maximale sur Moscou. « On est avec vous, on va continuer d’aider l’Ukraine, on va mettre la pression davantage sur la Russie » Emmanuel Macron, Président de la République française, via Le Figaro L’issue du sommet, qui se termine mercredi, dépendra de la capacité du G7 à transformer ces sanctions ciblées en un étranglement économique réel pour la Russie, tout en gérant les frictions commerciales internes entre Ottawa et Washington.

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L'échéance de l'ACEUM et les pressions diplomatiques
Photo: Le Figaro

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.