La startup Hightouch a formulé une offre de 1,2 milliard de dollars à Publicis pour racheter l’activité d’intégration de données de LiveRamp. Cette offensive intervient alors que l’entreprise a atteint 100 millions de dollars de revenus récurrents annuels (ARR), propulsée par le déploiement d’outils de marketing dopés à l’intelligence artificielle.
L’offre à 1,2 milliard de dollars pour l’activité LiveRamp
Le mouvement est stratégique. Selon Maddyness, Hightouch propose 1,2 milliard de dollars pour acquérir le pôle « onboarding » de LiveRamp. Cette opération s’inscrit dans un contexte complexe : le géant français de la publicité, Publicis, est lui-même en train de racheter LiveRamp pour un montant supérieur à 2,2 milliards de dollars. En ciblant l’infrastructure d’identité client, Hightouch cherche à sécuriser un maillon critique de la chaîne de données. L’enjeu est la neutralité. L’infrastructure de LiveRamp est utilisée par la majorité de l’écosystème publicitaire. Si une holding d’agences comme Publicis possède cet outil, la question de l’indépendance de l’orchestration des données devient centrale pour le reste du marché. C’est un pari sur la souveraineté des données. Hightouch ne veut pas seulement être un outil, mais l’infrastructure qui permet aux marques de reprendre le contrôle sur leurs audiences sans dépendre d’un intermédiaire qui pourrait être concurrent.Le moteur de croissance : l’IA agentique et la fin des hallucinations
La santé financière de la startup repose sur un pivot technologique réussi. TechCrunch rapporte que le lancement d’un service basé sur l’IA fin 2024 a généré 70 millions de dollars de revenus récurrents annuels supplémentaires en seulement 20 mois. L’approche de Hightouch diffère des modèles d’IA génériques. Là où les modèles fondamentaux tendent à inventer des détails ou à ignorer les codes graphiques d’une marque, Hightouch connecte ses agents directement aux outils de création comme Figma, aux bibliothèques de photos et aux systèmes de gestion de contenu (CMS). « Les LLM hallucinaient des produits qui n’existaient pas, et on ne peut pas faire de publicités et d’e-mails sur des produits qui n’existent pas. » Kashish Gupta, co-CEO de Hightouch, via TechCrunch Le système « apprend » l’identité visuelle de l’entreprise pour éviter l’aspect artificiel souvent associé à l’IA. Pour illustrer ce point, Kashish Gupta explique que Domino’s n’utilisera jamais l’IA pour générer une image de pizza, mais plutôt pour créer l’arrière-plan et les éléments environnants d’une publicité en utilisant des photos réelles de ses produits.Une ascension financière rapide vers les 2,75 milliards de dollars
L’automatisation du marketing chez Accor et Salomon

- Chez Salomon : Le nombre de collaborateurs capables de créer des audiences marketing est passé d’une poignée à une trentaine. Les campagnes sont conçues 14 fois plus rapidement.
- Chez Accor : La phase de préparation d’une campagne, qui prenait auparavant trois semaines, est désormais réduite à quelques jours.
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