L’astronaute française Sophie Adenot s’apprête à effectuer une nouvelle sortie extravéhiculaire mardi 25 août 2026 depuis la Station spatiale internationale, aux côtés de l’Américain Anil Menon. L’équipage doit achever le remplacement d’une antenne de communication essentielle pour relier l’ISS au centre de contrôle de Houston.
Une semaine après être entrée dans l’histoire en devenant la première Française à évoluer dans le vide spatial, l’ingénieure de 44 ans va de nouveau enfiler son scaphandre. Cette intervention de maintenance programmée pour le mardi 25 août 2026 reprend directement les travaux entamés lors de la mission du 18 août, selon les informations de l’Agence spatiale européenne.
Une mission de haute précision pour rétablir les communications de l’ISS
Le principal objectif de cette nouvelle sortie extravéhiculaire consiste à achever le remplacement de l’antenne Space-to-Ground, connue sous le sigle SGANT. Cet équipement joue un rôle primordial dans le transfert de données scientifiques et les liaisons à haut débit avec le Centre de contrôle de mission à Houston, au Texas, ainsi qu’avec les réseaux électriques et de communication de la station, comme le détaille Konbini.

Lors de la précédente tentative, le retrait de l’ancienne pièce défectueuse avait nécessité plus de temps que prévu. Pour cette nouvelle tentative d’une durée estimée à environ six heures et demie, les deux spationautes s’appuieront sur un bras robotique piloté depuis l’intérieur par les astronautes Jessica Meir et Jack Hathaway, tandis qu’Anil Menon sera directement attaché à la structure mobile afin de manipuler l’antenne de rechange stockée sur une plateforme extérieure.
« Il faudra ensuite effectuer les branchements précis au réseau électrique et de communication de la station. »
Nasa, communiqué officiel
Si le déroulement des opérations le permet et que le temps le permets, le duo tentera également de remplacer un rétroréflecteur destiné à fournir aux véhicules spatiaux de passage des données de navigation d’une plus grande précision.
Un entraînement minutieux en piscine pour dompter l’apesanteur
Pour préparer cette intervention à 400 kilomètres au-dessus de la Terre, Sophie Adenot a consacré de longues heures de répétitions au sol. Vêtue d’un scaphandre pesant près de 140 kilos avec son équipement, elle a passé plus de 150 heures immergée dans les bassins d’entraînement du Neutral Buoyancy Laboratory de la Nasa à Houston et du centre européen de Cologne, s’exerçant sur une réplique exacte de la station.

Ces simulations permettent d’appréhender la complexité des outils en microgravité et d’éviter les incidents techniques. Les vétérans de l’espace rappellent d’ailleurs régulièrement la rigueur nécessaire face au vide spatial, où la moindre erreur peut transformer un outil égaré en un projectile dangereux pour la station, comme le souligne TF1info à travers les témoignages d’anciens spationautes.
Le statut financier et le cadre de travail des astronautes européens
Au-delà de l’exploit technique, la mission met en lumière le cadre professionnel strict qui régit les missions de l’Agence spatiale européenne. Les spationautes ne négocient pas de contrats privés et s’intègrent dans la grille des fonctionnaires internationaux de l’institution, évoluant généralement entre les grades A2 et A4.
| Grade ESA | Traitement mensuel net indicatif | Évolution de carrière |
|---|---|---|
| Grade A2 | Environ 7 600 euros | Validation de la formation de base |
| Grade A4 | Plus de 8 400 euros | Après la réalisation d’un premier vol spatial |
Aucune prime spécifique n’est en revanche versée pour les sorties extravéhiculaires, les risques inhérents étant couverts par une protection sociale renforcée et une assurance invalidité globale.