Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

En direct, Moyen-Orient – La Maison-Blanche demande 88 milliards de dollars, «en grande partie» pour la guerre en Iran

La Maison-Blanche a sollicité mercredi 24 juin 2026 une rallonge budgétaire de 88 milliards de dollars auprès du Congrès américain, dont une majeure partie est destinée aux besoins urgents de la guerre en Iran. Cette demande vise principalement…

Le coût exorbitant de l'opération Epic Fury

La Maison-Blanche a sollicité mercredi 24 juin 2026 une rallonge budgétaire de 88 milliards de dollars auprès du Congrès américain, dont une majeure partie est destinée aux besoins urgents de la guerre en Iran. Cette demande vise principalement à reconstituer les stocks de munitions du Pentagone et à financer les coûts opérationnels du conflit.

L’urgence est budgétaire. Selon une lettre envoyée au Congrès par le directeur du budget de la Maison-Blanche, Russ Vought, comme le rapporte Ouest-France, plus de 67 milliards de dollars sont alloués au Pentagone. Ce montant doit couvrir les opérations lancées le 28 février dernier par les États-Unis et Israël, ainsi que le remplissage des arsenaux vidés par l’intensité des combats.

Le reste de l’enveloppe se fragmente en priorités stratégiques et domestiques : 11,1 milliards de dollars pour soutenir les agriculteurs américains, 672 millions pour neutraliser définitivement les capacités nucléaires de l’Iran et 300 millions pour sécuriser les ambassades américaines dans la région, plusieurs ayant été ciblées par Téhéran.

Le coût exorbitant de l’opération Epic Fury

L’offensive aérienne, baptisée opération Epic Fury, a atteint des objectifs militaires majeurs, notamment l’élimination du Guide suprême Ali Khamenei. Mais le prix financier est massif. Le Center for Strategic and International Studies (CSIS) estime que le conflit a déjà coûté entre 34 et 42 milliards de dollars aux États-Unis, rapporte BFM.

Le coût exorbitant de l'opération Epic Fury
Photo: Slate.fr

La concentration des dépenses est frappante : 26 milliards de dollars ont été engloutis en seulement cinq jours lors de la phase de haute intensité. Cette facture s’explique par l’utilisation massive de munitions de précision coûteuses.

Le coût exorbitant de l'opération Epic Fury
Photo: Ouest-France
Armement utilisé Quantité estimée Coût approximatif
Missiles Tomahawk Plus de 1 000 3 milliards $
Missiles JASSM (furtifs) Plus de 1 100 2,3 milliards $
Intercepteurs Patriot 1 000 à 1 400 5 à 7 milliards $

Le déploiement logistique a été tout aussi colossal. L’USS Gerald R. Ford a battu le record de la plus longue mission pour un porte-avions américain depuis la guerre du Vietnam. Si le coût logistique direct est estimé à 170 millions de dollars par le CSIS, c’est parce qu’une grande partie des frais de fonctionnement était déjà prévue au budget 2026.

For more on this story, see DIRECT. Guerre au Moyen-Orient: le vice-président américain JD Vance en route vers la Suisse.

Face à l’épuisement des stocks, le Pentagone a pivoté. Les attaques iraniennes ayant diminué de 80 à 90 %, l’armée privilégie désormais des munitions à courte portée, nettement moins onéreuses.

Détroit d’Ormuz : entre menaces iraniennes et retour au calme

Sur le plan économique, la pression sur le marché pétrolier s’est relâchée. Les cours du pétrole sont retombés à des niveaux bas : le Brent pour livraison en août s’échangeait à 72,64 dollars, tandis que le West Texas Intermediate tombait à 69,49 dollars.

This follows our earlier report, L’influente Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France et désormais protégée de Vincent Bolloré.

Ce reflux s’explique par la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz. Les navires rallument leurs signaux satellites, signe d’une normalisation progressive. L’agence maritime de l’ONU a lancé un plan d’évacuation pour sortir 50 navires et marins bloqués par jour. Ce déblocage soudain a injecté une quantité massive de pétrole sur le marché, les cuves des pays du Golfe étant pleines après des mois d’immobilisme.

États-Unis : la guerre au Moyen-Orient a coûté 41 milliards de dollars en carburant aux Américains

Cependant, la tension diplomatique persiste. Oman a récemment clarifié sa position, affirmant qu’aucun frais de transit ne sera imposé dans le détroit, après des discussions avec l’Iran. Cette décision suit une opposition catégorique de Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, qui redoutait un chaos total en cas de mise en place de péages.

Téhéran, via les Gardiens de la Révolution, continue de menacer de sanctions toute traversée sans autorisation, qualifiant les nouveaux itinéraires maritimes d’inacceptables.

L’instabilité persistante au Liban

Si le front iranien semble se stabiliser, le Liban demeure une poudrière. Le Hezbollah a accusé Israël de violer le cessez-le-feu après qu’un drone a tué deux personnes près de Kfar Roummane. L’armée israélienne a justifié l’attaque en affirmant avoir visé des terroristes armés représentant une menace immédiate.

L'instabilité persistante au Liban

Les pertes humaines s’accumulent. L’armée israélienne a confirmé le décès du sergent-chef Bassel Suied, 32 ans, tué dans un accident de véhicule dans le sud du Liban. Au total, 37 soldats et un contractuel israéliens ont péri dans cette zone depuis le début des hostilités avec le Hezbollah en mars.

Read also: Iran War Live Updates: Trump Says He Hopes to Put War in ‘Rearview Mirror.

Pour éviter une escalade régionale, le Pakistan et le Qatar ont annoncé la création d’une cellule préventive entre Washington et Téhéran. Parallèlement, Marco Rubio a assuré depuis le Koweït que les États-Unis seraient totalement alignés avec leurs alliés du Golfe dans les négociations avec l’Iran.

Le dilemme politique de Donald Trump

L’opération Epic Fury place Donald Trump dans une position délicate à l’approche des élections de mi-mandat de novembre 2026. Le président avait promis à son électorat la fin des interventions américaines à l’étranger, particulièrement au Moyen-Orient.

Le contraste est brutal : d’un côté, la promesse d’un retrait isolationniste ; de l’autre, une offensive aérienne massive et une demande de rallonge budgétaire de 88 milliards de dollars. Le pari est risqué, car il doit justifier ce revirement auprès de sa base MAGA tout en gérant un conflit qui, bien qu’ayant éliminé les hauts dirigeants iraniens, continue de coûter des milliards au contribuable américain.

Find more reporting in our Monde section.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.