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Stop Killing Games : Le Protect Our Games Act progresse en Californie

Le mouvement international Stop Killing Games a franchi une étape législative majeure avec la progression du Protect Our Games (POG) Act au sein de la législature de la Californie. Cette initiative vise à instaurer un accès perpétuel aux…

Le mouvement international Stop Killing Games a franchi une étape législative majeure avec la progression du Protect Our Games (POG) Act au sein de la législature de la Californie. Cette initiative vise à instaurer un accès perpétuel aux jeux vidéo achetés par les consommateurs, soit par le maintien du support des serveurs centralisés, soit en offrant aux joueurs la possibilité de gérer leurs propres serveurs.

L’origine d’un combat pour la préservation numérique

Fondé en 2024 par le YouTuber américain Arstechnica, le mouvement Stop Killing Games a été déclenché par la décision d’Ubisoft de fermer les serveurs du titre The Crew. Selon Scott, « détruire un jeu » signifie qu’un éditeur désactive définitivement toutes les copies vendues, rendant le titre totalement inaccessible pour tout utilisateur.

Ce phénomène touche particulièrement les jeux dits de « service » (live-service), dépendants de services en ligne. Ross Scott a comparé cette pratique à un scénario où un éditeur de livres entrerait chez un acheteur pour reprendre son ouvrage à sa guise, qualifiant le modèle actuel de vente de certains jeux de fonctionnement similaire à des « arnaques ».

Une mobilisation mondiale et institutionnelle

Le mouvement a mobilisé des millions de signatures à travers plusieurs pétitions gouvernementales. En Europe, une initiative citoyenne ayant recueilli près de 1,3 million de signatures a conduit à une audition au Parlement européen en avril 2026. Lors de cette session, Ross Scott a cité Concord, ainsi que Highguard et Anthem, comme exemples de jeux devenus injouables.

Bien que la Commission européenne ait refusé d’imposer une obligation légale de maintenir la jouabilité des jeux après leur retrait commercial — invoquant notamment les droits de propriété intellectuelle — elle s’est engagée dans deux actions :

  • L’initiation d’un dialogue avec l’industrie du jeu vidéo et des représentants des consommateurs pour élaborer un code de conduite sur la gestion de la « fin de vie » des jeux.
  • Un travail de sensibilisation avec les autorités et organisations de consommateurs concernant les réglementations existantes.

L’expansion vers le Royaume-Uni et les enjeux économiques

Face à l’absence de représentation formelle des joueurs au Parlement britannique, une organisation non gouvernementale nommée Gamers’ Voice a été créée. Ce groupe, soutenu par le député libéral-démocrate Tom Gordon, prévoit de faire pression sur le gouvernement pour des questions de droits de propriété numérique, de préservation des jeux et de régulation des loot boxes.

L’importance économique du secteur a été soulignée lors d’un débat à la Chambre des communes fin 2025, où le député Ben Goldsborough a rappelé que l’industrie du jeu vidéo génère 7,6 milliards de livres sterling pour l’économie britannique et soutient 75 000 emplois. Les défenseurs du mouvement soutiennent que la perte d’un jeu ne représente pas seulement une perte financière, mais efface également le temps, l’effort et les amitiés investis par les joueurs.

Perspectives et stratégies futures

Malgré les refus de certaines institutions, l’organisateur Moritz Katzner affirme que le mouvement est sur une « très bonne voie ». Outre le travail sur le Protect Our Games Act aux États-Unis, Stop Killing Games prévoit d’adapter ce texte pour l’Union européenne et de développer une nouvelle équipe nommée « Stop Killing the Internet ».

Le mouvement continue également de surveiller des évolutions industrielles, telles que la décision de Sony de cesser la vente de disques PlayStation, qui influence le débat sur l’accès aux jeux à long terme.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.