Édition française
En continu
---Advertisement---

Technologie et science

NASA : Les Ingénieurs du JPL Pilotent les Rovers Curiosity et Perseverance

À 7h30 au Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie, les ingénieurs analysent les données du rover martien Curiosity.

NASA : Les Ingénieurs du JPL Pilotent les Rovers Curiosity et Perseverance

À 7h30 au Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie, les ingénieurs analysent les données du rover martien Curiosity. Entre la descente à haut risque du cratère Jezero et les explorations au sol d’Aeolis Mons, les équipes gèrent des missions robotiques complexes pour chercher des traces de vie ancienne.

Dans la salle des opérations du Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena, en Californie, les voyants s’allument à 7h30 pour entamer une course contre la montre quotidienne selon les descriptions du projet scientifique dirigé par Ashwin Vasavada. Pendant la nuit sur Terre, le rover Curiosity achève sa journée d’exploration sur Mars avant de transmettre ses images et mesures à un orbite martien qui relaie les informations vers les serveurs terrestres.

Le défi de la descente et les risques du cratère Jezero pour Perseverance

L’arrivée de Perseverance sur le sol martien a illustré la complexité extrême des opérations d’atterrissage. Le module transportant le rover est entré dans l’atmosphère à une vitesse vertigineuse de 12 000 miles par heure, soit six fois la vitesse d’une balle tirée par un fusil M16. Les ingénieurs qualifient traditionnellement cette phase critique de sept minutes de terreur, un laps de temps durant lequel le bouclier thermique, un parachute, des rétrofusées et une grue aérienne doivent fonctionner de manière entièrement autonome.

Nous sommes fondamentalement en train de regarder le véhicule se désassembler alors qu’il fonce vers le sol. Le succès dépend de tout ce qui se passe bien, jusqu’à des fractions de seconde. Il n’y a pas de retour en arrière, pas de deuxième tentative. Matt Wallace, directeur de projet adjoint pour la mission Perseverance de la NASA, via Washington Post

Le choix du site d’atterrissage a également testé la nervosité des équipes.

L’architecture robuste du châssis et des roues de Perseverance

Tirant les leçons de l’usure subie par les roues de Curiosity sur les pierres coupantes de Mars, les ingénieurs ont profondément redessiné le train roulant de Perseverance. Le véhicule dispose de six roues en aluminium plus étroites, dotées d’un diamètre plus grand et de parois en aluminium épaisses, complétées par des rayons en titane flexibles et 48 crampons d’adhérence.

Le corps central du rover, baptisé WEB pour warm electronics box, protège les ordinateurs et les composants électroniques indispensables au fonctionnement de la mission. Pour loger le système de prélèvement d’échantillons, la structure inférieure a été modifiée, tandis que le cerveau de l’appareil repose sur le module RCE (Rover Compute Element), qui intègre deux unités informatiques identiques et tolérantes aux radiations spatiales.

Un demi-siècle d’exploration robotique de Viking à InSight

L’histoire de la présence robotique humaine sur la planète rouge remonte à plusieurs décennies. Les missions Viking 1 et Viking 2 ont inauguré l’exploration de longue durée, fournissant des données météorologiques et des images pendant plus de quatre et six ans respectivement, selon le conservateur Matt Shindell. Ces premières tentatives historiques ont ouvert la voie à Sojourner lors de la mission Pathfinder, puis au duo de rovers jumeaux Spirit et Opportunity.

Curiosity, a Mars rover, attempts to take a self-portrait of itself as it stands on a slope section on Mars
Photo: SI

Quelques années plus tard, l’atterrisseur InSight s’est posé avec succès le 26 novembre 2018 sur la plaine d’Elysium Planitia, marquant la première arrivée réussie sur Mars depuis Curiosity en 2012.

Objectifs scientifiques actuels et analyses des sédiments anciens

Sur les pentes d’Aeolis Mons dans le cratère Gale, Curiosity poursuit sa route à travers des strates de roches sédimentaires formées il y a environ 3,5 milliards d’années. Les échantillons prélevés dans les sédiments lacustres contiennent de petites molécules organiques à base de carbone, confirmant que les conditions de l’ancien environnement martien étaient autrefois capables d’abriter de la vie microbienne.

Perseverance Rover Components
Photo: NASA

La complexité de ces analyses exige une coordination minutieuse entre scientifiques et ingénieurs à chaque session de travail de sept heures au JPL.

Two Rovers, Billions of Years of Martian History – NASA’s Perseverance and Curiosity Rovers

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.