Sébastien Delogu a été placé en garde à vue le 27 août 2026 à Marseille à la suite d’une altercation avec trois policiers. Il comparaîtra le 13 novembre devant le tribunal correctionnel pour outrage, tandis que l’élu dénonce une procédure démesurée et des accusations qu’il réfute totalement.
L’affaire, qui a rapidement pris une ampleur nationale, trouve son origine le lundi 24 août vers 15h15 dans un immeuble résidentiel où réside Sébastien Delogu. Trois fonctionnaires de police en civil s’étaient présentés sur place pour interpeller un suspect dans le cadre d’un vol de montre de luxe. C’est à l’entrée de cet immeuble que la situation a commencé à se tendre entre les forces de l’ordre et le député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône.
Une altercation sur le palier et des versions diamétralement opposées
Les récits de l’accrochage divergent totalement selon les parties impliquées. Sébastien Delogu affirme qu’il rentrait chez lui et s’apprêtait à fermer la porte de la copropriété lorsqu’une personne en civil lui a intimé de la laisser ouverte. Le député explique avoir refusé d’obtempérer en raison de menaces antérieures et de son incapacité à identifier l’individu.
Le ton est rapidement monté sur le palier de son appartement. Ces personnes me suivent jusqu’à mon domicile, je leur demande leur carte de police. Ils me sautent dessus en me traitant de
, a déclaré le parlementaire. L’élu soutient également qu’un agent lui a asséné un coup sur la poitrine et l’a insulté.bon à rien
À l’inverse, les procès-verbaux rédigés par les policiers dressent un portrait tout autre. Les fonctionnaires affirment que le député s’est opposé physiquement à leur progression dans le bâtiment et les a invectivés. L’homme recherché a finalement été interpellé sans encombre dans un logement situé juste en face de celui du député.
La garde à vue et la comparution fixée au 13 novembre
Jeudi 27 août, l’élu s’est présenté de lui-même en début d’après-midi au commissariat de l’Évêché, situé dans le quartier du Panier à Marseille, accompagné de son conseil Yonès Taguelmint. Placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête de flagrance pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, il a été entendu durant huit heures avant d’être remis tard dans la soirée.

Le parquet de Marseille a prononcé son renvoi devant le tribunal correctionnel. L’élu insoumis fera face à la justice le 13 novembre 2026 dans le cadre d’une convocation par officier de police judiciaire. Les trois policiers ont déposé plainte pour outrage, tandis que le parlementaire a riposté en déposant une plainte contre X pour violences physiques et injures.
Un débat relancé sur les immunités et les plaintes croisées
L’élu dénonce également des accusations d’outrage nullement étayées
et qualifie la procédure de démesurée. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a commenté l’affaire sur le réseau social X en affirmant que avec La France insoumise, c’est toujours de la faute des autres
, tout en apportant son soutien aux forces de l’ordre.

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