Le nouveau premier ministre britannique Andy Burnham et le président français Emmanuel Macron ont affiché jeudi 3 septembre à Londres leur volonté de «renforcer» les relations entre le Royaume-Uni et la France, mais aussi l’Union européenne, au lendemain d’une première rencontre autour de la tapisserie de Bayeux. Cette rencontre au 10, Downing Street fait suite au prêt exceptionnel d’un an de la tapisserie de Bayeux au British Museum.
Au lendemain d’une première rencontre culturelle autour de la célèbre broderie millénaire, les dirigeants des deux pays ont ouvert une série d’entretiens diplomatiques axés sur la sécurité, l’industrie et les relations avec l’Union européenne. Le nouveau premier ministre britannique Andy Burnham et le président français Emmanuel Macron ont affiché jeudi 3 septembre à Londres leur volonté de «renforcer» les relations entre leurs nations.
Un symbole historique au cœur de l’amitié bilatérale
L’événement diplomatique a débuté par la mise en valeur d’un trésor historique partagé. Le prêt au British Museum pour un an de cette broderie millénaire, décrivant la conquête de l’Angleterre en l’an 1066 par Guillaume le Conquérant, «montre ce que notre collaboration peut permettre de réaliser», a souligné le chef de gouvernement travailliste au début de l’entretien, soulignant qu’Emmanuel Macron était le premier dirigeant étranger qu’il accueillait au 10, Downing Street.
De son côté, le chef de l’État français a salué ce geste mémoriel. Emmanuel Macron a aussi estimé que le prêt de la célèbre tapisserie était «la meilleure démonstration de cette relation très spéciale entre nos deux pays». «Je suis ici avec la volonté et l’engagement de nous rapprocher encore davantage», a insisté le président français, avant un entretien suivi d’un déjeuner en présence de leurs épouses.
Coopération sur l’Ukraine et la gestion des flux migratoires
Au-delà de la diplomatie culturelle, les discussions ont porté sur les dossiers sécuritaires urgents. À côté de celui qu’il a décrit comme le «plus proche voisin» et «ami très important», Andy Burnham a aussi évoqué un bilan positif de leur coopération «sur l’Ukraine», sur la lutte contre les traversées de la Manche par des migrants sur de «petites embarcations», et «sur le renforcement de la relation entre le Royaume-Uni et l’UE».
Le gouvernement britannique, qui a enregistré cet été le nombre le plus bas d’arrivées de migrants depuis 2019, a salué le succès de son accord avec la France, reconduit pour trois ans en avril, et Andy Burnham a plaidé pour «accomplir davantage encore». Afin d’empêcher la traversée de «méga-canots», comme celui qui a récemment transporté 230 personnes à son bord, une équipe de 45 personnes doit prochainement être déployée sur les côtes du nord-ouest de la France, soit «un quasi-triplement» des moyens dans cette zone, a fait savoir Downing Street dans un communiqué.
Défis économiques et perspectives européennes
Les pourparlers ont également abordé les divergences réglementaires à l’approche d’un sommet crucial entre l’Union européenne et le Royaume-Uni attendu d’ici la fin de l’année. Le premier ministre britannique a souligné qu’il y avait des «sujets difficiles» sur lesquels il espérait «trouver ensemble un moyen de surmonter» les obstacles, citant le plan de l’UE pour soutenir l’industrie «made in Europe», qui pourrait selon lui avoir des «répercussions sur l’industrie sidérurgique» britannique.
