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Le PJD choisit l’opposition malgré des tensions internes majeures

À l'issue des élections législatives du 23 septembre 2026, le Parti de la Justice et du Développement s'apprête à siéger dans l'opposition, tout en faisant face à des divergences…

Le PJD choisit l'opposition malgré des tensions internes majeures

À l’issue des élections législatives du 23 septembre 2026, le Parti de la Justice et du Développement s’apprête à siéger dans l’opposition, tout en faisant face à des divergences internes majeures sur sa stratégie de participation gouvernementale et ses alliances futures.

Le paysage politique marocain se recompose au lendemain du scrutin législatif du 23 septembre 2026. Réuni en session extraordinaire, le Secrétariat général du Parti de la Justice et du Développement (PJD), sous la conduite de son secrétaire général Abdelilah Benkirane, a officialisé sa volonté de poursuivre son action dans l’opposition, saluant au passage le déroulement général des opérations électorales.

Mais cette ligne officielle de repli stratégique masque mal les tensions qui agitent la formation islamiste. Alors que le parti tente de digérer un recul historique à l’issue du scrutin, la base dirigeante conteste ouvertement la méthode de sa direction.

La fronde interne et le défi d’Abdellah Bouanou à la direction

La décision unilatérale d’écarter toute participation à la prochaine coalition gouvernementale ne fait pas l’unanimité. En coulisses, une contestation structurée s’organise au sein des instances du parti, menée notamment par Abdellah Bouanou aux côtés d’autres cadres influents.

Ces figures contestataires qualifient la position de la direction de hâtive. Ils reprochent à l’appareil dirigeant de verrouiller les options avant même que les consultations officielles pour la désignation du chef de l’exécutif ne débutent, plaidant au contraire pour le maintien de l’option gouvernementale.

Ce débat houleux promet de s’inviter avec force lors de la prochaine réunion du Conseil national, véritable arbitre de cette crise interne.

Un recul historique au Parlement et les leçons du scrutin de septembre

La question de la place future du parti trouve ses racines dans la sévérité du verdict des urnes. Lors de ce scrutin du 23 septembre 2026, le PJD a vu sa représentation chuter de 113 à 54 sièges au Parlement, illustrant la difficulté de maintenir son hégémonie passée.

Cette bérézina électorale place le parti à la croisée des chemins institutionnels :

  • Posture de contestation frontale : Choisir l’opposition dès le départ, option privilégiée par Abdelilah Benkirane, prive la formation de tout levier d’action concrète au sein de l’appareil d’État.
  • Voie des compromis ardus : Tenter de nouer des alliances avec des formations comme le PAM nécessiterait des négociations politiques complexes, difficiles à justifier auprès de la base militante.

Les profils alternatifs et les tractations à venir pour le futur exécutif

Néanmoins, face à la complexité des équilibres parlementaires et à la nécessité de redéfinir sa stratégie, une frange pragmatique du parti avance déjà des noms dotés d’une solide expérience institutionnelle.

Le PJD choisit l'opposition malgré des tensions internes majeures
Photo : Le360

Pour gérer cette phase délicate et réorienter l’appareil politique, des voix en interne évoquent ouvertement des personnalités telles que Fouzi Lekjaa, Fatima-Zahra Mansouri, Mohamed El Gherras ainsi que Mohamed Cheikh Biadillah. La capacité de ces figures à négocier avec le reste de l’échiquier politique national demeure au centre des calculs de cette fronde, alors que les tractations officielles pour former la prochaine majorité s’annoncent particulièrement ardues.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.