Sept cent quarante mille euros. C’est la somme sur laquelle le centre d’art Bozar devra faire une croix, après la décision du gouvernement flamand, actée ce mercredi, de supprimer totalement ses subsides alloués par la Communauté flamande pour l’année, selon les déclarations du directeur Christophe Slagmuylder publiées ce 1er octobre 2026 par Le Soir.
L’ambiance était morose ce jeudi matin dans les couloirs de Bozar. Le directeur Christophe venait d’apprendre la nouvelle de la suppression pure et simple du subside de la Communauté flamande, arrêtée au cours de la journée de mercredi dans le cadre d’une réduction générale des aides publiques, d’après les informations rapportées par Le Soir.
Bozar perd une enveloppe vitale
Cette enveloppe financière s’élevait à 740.000 euros pour l’année en cours.
Selon le directeur de l’institution culturelle, ces fonds servaient principalement à soutenir des productions flamandes, bien que leur portée ne fût pas exclusivement régionale.
L’exposition de la Renaissance privée de fonds
Une portion de ce budget avait notamment permis de financer l’exposition Bellezza e Brutezza
, consacrée à l’image de la beauté et de la laideur à la Renaissance en Italie et dans l’Europe du Nord en raison de son lien direct avec le patrimoine.
Le calendrier de la suppression
La direction note le contraste temporel de cette annonce. La notification de la suppression tombe le jour même où Bozar inaugure la grande exposition consacrée à Jean Brusselmans, ainsi qu’en soirée, un concert de l’Antwerp Symphony Orchestra.
Ces deux rendez-vous culturels majeurs ont pu voir le jour grâce à l’apport de ces subsides flamands désormais supprimés, d’après le quotidien belge.