Le Patio 340 du Centre culturel franco-manitobain (CCFM) a vibré au son d’un jazz métissé le mardi 21 novembre, grâce à la performance envoûtante du quartet d’Illyes Ferfera. Le groupe, porteur d’un univers musical unique où les traditions nord-africaines et européennes se fondent dans l’improvisation jazz, a présenté son album « Tawazuns » à un public nombreux et conquis.
« Tawazuns », qui signifie « équilibre » en arabe, reflète la démarche artistique du saxophoniste et percussionniste Illyes Ferfera. Pour l’artiste franco-algérien, il s’agit d’une quête permanente : « Cette question de l’équilibre, de savoir qu’est-ce qu’on veut prendre et d’où, qu’est-ce qu’on veut laisser aussi, pourquoi, comment, qu’est-ce qu’on veut transformer, qu’est-ce qu’on veut faire, se rencontrer, et pourquoi, comment, ce sont des choses qui travaillent, ça fait partie de ma vie en tant que personne, et donc, en tant que musicien. »
Sur scène, Illyes Ferfera était accompagné de Simon Chivallon au piano, d’Arthur Henn à la contrebasse et de Tom Peyron à la batterie. La complicité entre ces musiciens de longue date s’est traduite par une musique fluide et ouverte, où chaque improvisation semblait naître naturellement.
« Ce sont de brillants musiciens, et en plus, ce sont des amis de longue date en qui j’ai une grande confiance, musicale et humaine », a souligné Illyes Ferfera.
Le concert, d’une durée d’environ une heure et demie, a alterné compositions originales et moments d’improvisation pure. Les rythmes percussifs inspirés de la musique nord-africaine ont dialogué avec les envolées méditerranéennes du piano, la pulsation chaleureuse de la contrebasse et l’énergie communicative de la batterie, transportant le public dans un voyage sonore captivant. À l’issue de la prestation, le groupe a été chaleureusement ovationné par un public debout.
Cette performance à Winnipeg s’inscrit dans une tournée canadienne qui a déjà fait escale à Toronto, Montréal, Halifax et Moncton. Le quartet poursuivra son périple à Vancouver et Calgary, offrant ainsi à un public toujours plus large l’occasion de découvrir « le bonheur de partager » leurs influences pluriculturelles.