Publié le 22 octobre 2025 à 15h53. Selon les banques, la richesse se mesure désormais en chiffres précis. Découverte des seuils à franchir pour bénéficier d’avantages exclusifs et d’une gestion patrimoniale personnalisée.
- Les banques distinguent trois niveaux de richesse : « aisés » (100 000 à 1 million d’euros), « High Net Worth Individuals » (HNWI) – individus fortunés (plus d’1 million d’euros) et « Ultra High Net Worth Individuals » (UHNWI) – super riches (plus de 30 millions d’euros).
- Dès 100 000 euros, les clients peuvent espérer des conditions plus avantageuses, un accompagnement personnalisé et des délais réduits.
- La concurrence entre les banques pour attirer cette clientèle privilégiée est intense, impliquant des institutions allemandes, suisses, liechtensteinoises et américaines.
Posséder une grande maison, une voiture de luxe ou voyager fréquemment sont souvent perçus comme des signes de richesse. Cependant, pour les banques, la véritable mesure de la fortune réside dans le montant des actifs disponibles. Selon un article du Frankfurter Allgemeine Zeitung, la barre des 100 000 euros marque le seuil à partir duquel un individu est considéré comme « aisé », c’est-à-dire financièrement confortable.
Au-delà de ce montant, les avantages se multiplient. Les clients disposant d’un patrimoine compris entre 100 000 et 1 million d’euros bénéficient généralement de conseils privilégiés, de délais d’attente plus courts et de conditions financières plus favorables. Une fois la barre du million d’euros franchie, ils entrent dans la catégorie des « High Net Worth Individuals » (HNWI), soit les individus fortunés, et accèdent à une gestion patrimoniale plus sophistiquée.
La compétition pour attirer ces clients est féroce. Outre les banques privées et les caisses d’épargne allemandes, les institutions suisses et liechtensteinoises, réputées pour leur discrétion et leur expertise, convoitent également les Allemands fortunés. Les grandes banques américaines entrent également en lice, renforçant la pression sur le marché.
Les banques analysent le profil de leurs clients pour proposer des stratégies d’investissement adaptées. Par exemple, un client dont les revenus proviennent du secteur technologique pourrait se voir conseiller de diversifier son portefeuille en investissant dans d’autres secteurs d’activité.
Cependant, même les millionnaires ne bénéficient pas toujours de produits financiers parfaitement adaptés à leurs besoins. Les banques ont tendance à proposer une gamme standard de produits, qu’elles ajustent ensuite pour répondre aux demandes spécifiques de leurs clients. Une personnalisation plus poussée n’intervient généralement que lorsque les actifs atteignent entre 1 et 5 millions d’euros, ouvrant l’accès à des investissements alternatifs tels que des projets d’infrastructures ou énergétiques.
Pour les détenteurs de plus de 30 millions d’euros, l’accès à ces produits devient la norme. Les offres financières se personnalisent davantage, mais cette exclusivité a un coût. Certaines banques facturent des frais de gestion pouvant atteindre 1,9 % par an, soit 1 900 euros pour un investissement de 100 000 euros.
Reste à savoir si les rendements générés par ces produits justifient de tels frais. Il est possible que les personnes fortunées obtiennent de meilleurs résultats en gérant elles-mêmes leurs investissements.
