Publié le 14 janvier 2026 04:42:00. Une association de défense des animaux dénonce les conditions de vie des éléphants au zoo ABQ BioPark d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique, pointant du doigt des signes de stress et un taux de mortalité infantile élevé. L’ABQ BioPark se défend, assurant son engagement envers le bien-être animal et sa contribution à la recherche sur les maladies affectant ces animaux.
- L’association In Defense of Animals classe l’ABQ BioPark parmi les pires zoos d’Amérique du Nord pour les éléphants.
- Trois éléphants sont morts au zoo des suites du virus de l’herpès des éléphants (EEHV).
- L’ABQ BioPark réfute les accusations, soulignant ses efforts en matière de santé et de conservation des éléphants.
L’association In Defense of Animals (IDA) a récemment publié un rapport critique sur les conditions de détention des éléphants à l’ABQ BioPark. Selon IDA, les animaux présentent des signes de stress, notamment des mouvements répétitifs de balancement, et le zoo a fait preuve d’une gestion imprudente de l’élevage, entraînant la mort de plusieurs bébés éléphants. IDA a classé l’ABQ BioPark au septième rang des pires zoos d’Amérique du Nord pour les éléphants.
Courtney Scott, consultante en éléphants pour IDA, a déclaré :
« On reproche au zoo une gestion imprudente de l’élevage. Pauvre Rozie, elle a eu quatre bébés, et ils sont tous morts. »
Courtney Scott, consultante en éléphants, In Defence of Animals
Elle ajoute :
« Permettre à des éléphants de tomber enceintes ou de provoquer une grossesse, alors qu’il existe un risque élevé de mortalité, est un manque de considération flagrant envers ces animaux. »
Courtney Scott, consultante en éléphants, In Defence of Animals
Le zoo a enregistré trois décès d’éléphants attribués au virus de l’herpès des éléphants (EEHV), une maladie qui peut s’avérer fatale chez les animaux captifs stressés. Le décès le plus récent remonte à décembre 2024, lorsque Rozie a donné naissance à un enfant mort-né.
L’ABQ BioPark a fermement rejeté les allégations d’IDA, qualifiant les déclarations de “fausses, infondées et inexactes”. Dans un communiqué adressé à KOB 4, le zoo a réaffirmé son engagement envers le bien-être animal, soulignant que celui-ci est au cœur de sa mission.
Le communiqué précise :
« Nous savons qu’un groupe anti-zoo a distribué aux médias un article d’opinion critiquant les soins prodigués aux éléphants par plusieurs des zoos les plus réputés de notre pays, y compris l’ABQ BioPark. Nos équipes de soins animaliers et vétérinaires fournissent des soins quotidiens individualisés, guidés par la science du bien-être et les normes professionnelles. Le BioPark a fait preuve de leadership dans la gestion de la santé des éléphants, en créant l’un des rares laboratoires de surveillance de la santé des éléphants à la pointe de la technologie dans tout le pays, garantissant que nous pouvons surveiller en permanence nos éléphants pour détecter le virus de l’herpès endothéliotrope de l’éléphant (EEHV) et fournir une réponse rapide si nécessaire. Les zoos sont à l’avant-garde du développement d’un vaccin pour atténuer cette maladie mortelle qui touche tous les éléphants du monde entier et qui constitue l’une des principales causes de décès des jeunes éléphants dans la nature et dans les zoos. Les progrès novateurs réalisés par les zoos accrédités s’avèrent essentiels à la conservation des éléphants. Nous restons déterminés à faire preuve de transparence et à partager des informations précises sur les diverses façons dont nous aidons à garantir que nos éléphants vivent une vie enrichie, heureuse et en bonne santé. »
IDA maintient que le problème dépasse les questions de santé et soulève des préoccupations éthiques liées au confinement strict. Courtney Scott compare la situation à celle d’une famille vivant de manière permanente dans une salle de bain, soulignant le contraste entre l’espace vital naturel d’un éléphant (environ 2 400 acres, soit environ 970 hectares) et les trois acres (environ 1,2 hectare) dont ils disposent au zoo d’Albuquerque.
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