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Activité physique, la vaccination peut protéger contre le long COVID

by Sophie Martin

Publié le 16 octobre 2025 à 13h06. Une étude récente révèle que les femmes adultes qui ne respectent pas les recommandations d’activité physique, qui ne sont pas complètement vaccinées contre la COVID-19 ou qui souffrent de certaines maladies chroniques sont plus susceptibles de développer une COVID longue.

  • Environ 12 à 20 % des adultes américains ont été diagnostiqués avec une COVID longue pendant la pandémie.
  • Le manque d’activité physique, une vaccination incomplète et certaines pathologies comme l’asthme ou les maladies cardiaques augmentent le risque de développer une COVID longue.
  • Des disparités géographiques existent, avec des taux plus élevés dans le sud, le sud-ouest et le centre-ouest des États-Unis.

Les femmes adultes qui ne suivent pas les recommandations d’activité physique (PAG) de 2018, qui ne sont pas entièrement vaccinées contre la COVID-19 ou qui présentent certaines maladies non transmissibles sont plus susceptibles de signaler des symptômes de COVID longue, selon une étude publiée dans Frontières de la santé publique. Les chercheurs ont analysé les données du Système de surveillance des facteurs de risque comportementaux (BRFSS), une enquête téléphonique nationale annuelle menée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

La COVID longue, définie comme la persistance de symptômes au moins trois mois après l’infection initiale, a touché entre 12 et 20 % des adultes américains pendant la pandémie. Au niveau mondial, on estime que 65 millions de personnes en ont souffert, un chiffre probablement sous-estimé en raison du nombre d’infections non diagnostiquées.

L’étude, basée sur les données de l’Enquête BRFSS 2023, a porté sur plus de 433 000 participants. Parmi eux, 46,4 % (n = 201 248) ont déclaré avoir été testés positifs à la COVID-19, et 13,6 % (n = 27 074) ont signalé développer une COVID longue. La majorité des personnes touchées par la COVID-19 (n = 135 179) et la COVID longue (n = 19 254) avaient entre 18 et 64 ans, et étaient de race blanche (respectivement n = 127 127 et n = 19 440).

Les résultats ont révélé que les femmes adultes qui ne respectaient pas les recommandations d’activité physique pour les exercices aérobiques (OR, 1,19 ; IC à 95 %, 1,0–1,33 ; P < 0,0001) ou de renforcement musculaire (OR, 1,02 ; IC à 95 %, 1,00–1,03 ; P < 0,001) étaient plus susceptibles de signaler une COVID longue. De même, celles qui n'étaient pas complètement vaccinées (ayant reçu trois doses ou moins) présentaient un risque accru (OR, 1,42 ; IC à 95 %, 1,24–1,49 ; P < 0,0001) par rapport aux personnes ayant reçu un schéma vaccinal complet (quatre doses ou plus).

Parmi les maladies non transmissibles, l’asthme, l’hypertension artérielle, les maladies coronariennes et l’obésité étaient significativement associées à la COVID longue. L’association la plus forte a été observée avec les maladies coronariennes (OR, 2,02 ; IC à 95 %, 1,82–2,24). Parmi les personnes atteintes de COVID longue, 21 % ont signalé des limitations importantes dans leurs activités quotidiennes, 38 % ont signalé certaines limitations, et les 41 % restants n’ont signalé aucune limitation significative.

L’étude a également mis en évidence des disparités régionales. Les taux de COVID longue étaient les plus élevés dans certaines régions du sud, du sud-ouest et du centre-ouest des États-Unis, allant de 15,48 % à 19,40 %. Ces régions présentent également des taux plus élevés de maladies chroniques, de comportements à risque pour la santé et une couverture vaccinale plus faible. À l’inverse, les États du haut Midwest et du Nord-Ouest affichaient les taux de COVID longue les plus faibles, allant de 7,60 % à 11,53 %, avec des taux plus faibles de maladies chroniques, de facteurs de risque comportementaux et une couverture vaccinale plus élevée. Les États de l’Ouest et du Nord-Est ont signalé une prévalence modérée de COVID longue, allant de 11,54 % à 15,47 %.

Les chercheurs ont souligné certaines limites, notamment la dépendance à l’auto-déclaration des patients, qui peut être sujette à des biais de mémoire. De plus, la nature transversale de l’enquête BRFSS ne permet pas d’établir un lien de causalité. Malgré ces limites, ils estiment que leurs conclusions sont solides.

« Ces associations soutiennent l’hypothèse selon laquelle le respect des recommandations d’activité physique et une vaccination complète peuvent offrir une protection contre la COVID longue après une infection au COVID-19, potentiellement grâce à un effet synergique entre les bénéfices immunitaires d’une activité physique suffisante et une vaccination complète », ont conclu les auteurs.

Références

  1. Heath GW, Levine D, Oppong G, Alghader M. Prévalence de l’état post-COVID-19 et associations avec les facteurs de risque chez les adultes américains : 2023 Système de surveillance des facteurs de risque comportementaux. Frontières de la santé publique. 2025;13:1662273. doi:10.3389/fpubh.2025.1662273
  2. Remington PL, Smith MY, Williamson DF, Anda RF, Gentry EM, Hogelin GC. Conception, caractéristiques et utilité de la surveillance des facteurs de risque comportementaux basée sur l’État : 1981-87. Revue de la santé publique. 1988;103(4):366-375.
  3. Données et documentation de l’enquête BRFSS 2023. CDC. Dernière révision le 28 février 2025. Consulté le 15 octobre 2025. https://www.cdc.gov/brfss/annual_data/annual_2023.html

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