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Adam Kinzinger visé par la CFTC pour des paris sur Kalshi

L'ancien représentant républicain Adam Kinzinger fait l'objet d'une enquête de la Commodity Futures Trading Commission concernant des paris passés sur la plateforme Kalshi à…

Trump and Kalshi critic, former Rep. Adam Kinzinger faces federal investigation over $823 Kalshi profits

L’ancien représentant républicain Adam Kinzinger fait l’objet d’une enquête de la Commodity Futures Trading Commission concernant des paris passés sur la plateforme Kalshi à propos de sa propre grâce présidentielle, selon des informations publiées en septembre 2026.

L’enquête de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) porte sur des transactions réalisées entre décembre 2024 et janvier 2025 via un compte Kalshi associé à l’ancien élu de l’Illinois. Les paris visaient directement le décret de clémence dont il allait bénéficier ainsi que d’autres mesures préventives signées par le président sortant Joe Biden avant la fin de son mandat.

Des paris contestés et des profits minimes

Les sommes engagées sont restées modestes. Les captures d’écran fournies par l’intéressé montrent qu’il a placé environ vingt-cinq transactions pour un total de 669 dollars de mises, essuyant des pertes sur la plupart d’entre elles avant de dégager un bénéfice net de 823 dollars.

Adam Kinzinger visé par la CFTC pour des paris sur Kalshi
Photo : townhall.com

Les contrats portaient précisément sur deux volets distincts :

  • Un premier contrat lié à l’obtention d’une grâce présidentielle le concernant personnellement.
  • Un second contrat concernant l’émission de grâces préventives par Joe Biden avant son départ de la Maison-Blanche.

En janvier 2025, dans ses dernières heures à la tête de l’État, le président sortant a effectivement accordé des grâces préventives à Adam Kinzinger ainsi qu’aux autres membres de la commission d’enquête de la Chambre sur l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021. Donald Trump avait publiquement réclamé l’emprisonnement de ces mêmes membres, et a qualifié plus tard ces grâces de « nulles » sur les réseaux sociaux, menaçant les bénéficiaires d’enquêtes au plus haut niveau.

Republican Trump Critic Adam Kinzinger Targeted by Regulators Over Kalshi Bets: Report

Défense de Kinzinger et polémique sur Kalshi

Retiré du Congrès depuis 2023, l’ancien député se défend de toute infraction et affirme qu’il était un simple citoyen au moment des faits. Il soutient n’avoir eu aucune information privilégiée et assure avoir consulté les règles du site au préalable.

Kinzinger a déclaré avoir lu les règles de Kalshi avant de placer ses paris, lesquelles interdisaient de travailler pour une agence source, d’influencer l’issue ou de détenir des informations non publiques. Il s’est dit confiant car il n’avait jamais discuté des grâces avec quiconque, et encore moins avec des personnes proches de la Maison-Blanche.

Ironie de la situation, l’ancien élu s’était illustré auparavant par ses critiques acerbes envers ces marchés spéculatifs. Dans un texte publié en novembre 2025 sur sa page Substack, il avait qualifié la plateforme de corruption time bomb, estimant qu’un système autorisant des initiés et des législateurs à parier sur leurs propres actions constituait une menace directe pour la démocratie. Il a par la suite adopté un ton plus clément, se déclarant satisfait de l’évolution des contrôles mis en place par l’entreprise.

Surveillance accrue des marchés prédictifs

La plateforme Kalshi applique en principe une interdiction stricte aux utilisateurs qui parient sur des contrats dont ils sont les acteurs directs. L’entreprise procède régulièrement à des vérifications et a déjà sévi par le passé.

En avril, trois candidats au Congrès ont été suspendus pour avoir misé sur leurs propres scrutins. Plus récemment, en août, la plateforme a prononcé une exclusion à vie à l’encontre de l’ancien représentant George Santos à la suite de paris concernant sa présence au discours sur l’état de l’Union. Dans ce dossier, la CFTC a ordonné à George Santos de restituer 17 569,98 dollars, de s’acquitter d’une amende civile de 17 500 dollars et de s’abstenir de toute intervention sur ces marchés pendant trois ans.

Face à la multiplication de ces controverses, les autorités de régulation renforcent leur surveillance. Les services de la CFTC ont averti les bourses que les contrats reposant sur les propos ou la conduite d’une personne désignée doivent être considérés comme hautement vulnérables aux manipulations, quelques semaines après qu’un ancien opérateur de téléprompteur de la Maison-Blanche a écopé d’une amende de 172 000 dollars pour des paris sur des marchés mentionnant la présidence.

Ni la CFTC ni Kalshi n’ont souhaité commenter publiquement les investigations concernant l’ancien élu de l’Illinois, tandis que ce dernier a confirmé qu’aucun organisme ne l’avait encore contacté à ce sujet.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.