Le président du PTB Raoul Hedebouw défend un projet d’impôt annuel sur les millionnaires en Belgique, estimant que le pays constitue un paradis fiscal pour les fortunés. Présenté lors de la rentrée politique, ce dispositif déclaratif vise à rapporter des milliards d’euros pour alléger la fiscalité des travailleurs.
Alors que la fête annuelle ManiFiesta a rassemblé 17 000 personnes au cours du week-end selon des chiffres rapportés par belgique-infos.be, le 1 % des Belges les plus riches aurait ainsi gagné 22 milliards d’euros durant l’année écoulée, tandis que la moitié de la population voyait son pouvoir d’achat diminuer. Le Parti du Travail de Belgique relance le débat sur la fiscalité des patrimoines élevés. Raoul Hedebouw détaille son projet d’impôt sur les millionnaires, affirmant que le système fiscal actuel pèse trop lourdement sur les salariés tout en épargnant les détenteurs de capitaux.
Le modèle déclaratif de la taxe et son rendement estimé
Pour collecter cette contribution auprès des plus riches, la formation politique imagine un système simple basé sur la déclaration des contribuables, d’après les précisions recueillies par dhnet.be. Il suffit de faire une sorte de ‘Fortune on-web’ où les grosses fortunes introduisent leur patrimoine
, explique le dirigeant politique. L’évaluation de biens spécifiques, tels que les œuvres d’art ou les actifs non cotés, ne constituerait pas un obstacle insurmontable selon les promoteurs du texte.

On parle toujours du fameux tableau de Picasso qui coûterait hyper cher. Mais les assurances existent déjà. Tout ça, c’est assuré. Donc ça ira assez vite.
Raoul Hedebouw, président du PTB
Les recettes générées par cet impôt atteindraient plus ou moins 8 milliards d’euros
selon les estimations avancées par le parti sur dhnet.be.
Les divergences autour des alternatives fiscales
Du côté des partis de centre et de gauche, d’autres formules de taxation du patrimoine circulent dans les discussions budgétaires.
Les experts fiscaux soulignent l’absence d’un inventaire complet des patrimoines en Belgique et le coût élevé des contrôles. Par ailleurs, d’autres acteurs politiques et formations, à l’instar du MR d’après les observations de rtbf.be, s’opposent à une hausse des taxes, tandis que le président du PTB rejette l’idée de chercher de l’argent auprès des citoyens par l’augmentation de la TVA, le blocage des salaires ou la taxe sur les services publics.
Les critiques économiques et le débat sur l’exil des capitaux
En réponse à cet argument rapporté par dhnet.be, le président du PTB balaie la crainte d’une fuite massive des capitaux, qualifiant cette perspective de légende
et s’appuyant sur une étude française menée sous Nicolas Sarkozy — qualifié par le dirigeant de dirigeant qui n’est pas un havre de gauchisme
— selon laquelle l’évasion fiscale liée à l’impôt sur la fortune ne représentait que 0,23 % des grandes fortunes
. Les opposants à une taxe annuelle sur le stock de patrimoine pointent régulièrement le risque de voir les contribuables les plus fortunés délocaliser leurs avoirs.
Pendant ce temps, rtbf.be rappelle que le mouvement social a contribué à faire reculer le gouvernement sur des points comme l’augmentation de la TVA sur des produits de consommation et l’atténuation du malus pension, tandis que le débat sur la contribution des plus aisés reste ouvert au cœur des négociations budgétaires de l’automne.