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Aéroport de Tanger : trafic passagers en hausse de 11,5% à fin avril

L'Office national des aéroports (ONDA) a enregistré une hausse de 11,5 % du trafic passagers à l'aéroport de Tanger à fin avril 2026. Cette croissance s'inscrit dans une dynamique nationale où les plateformes du Royaume ont accueilli 12,3…

La montée en puissance de l'aéroport de Tanger

L’Office national des aéroports (ONDA) a enregistré une hausse de 11,5 % du trafic passagers à l’aéroport de Tanger à fin avril 2026. Cette croissance s’inscrit dans une dynamique nationale où les plateformes du Royaume ont accueilli 12,3 millions de voyageurs, portées par une attractivité internationale croissante et des liaisons renforcées avec l’Europe.

Le secteur aérien marocain traverse une phase d’expansion rapide, marquée par une concentration du flux sur des axes stratégiques. À Tanger, la progression du trafic ne se limite pas à un simple volume ; elle révèle une mutation de la plateforme. Selon les statistiques de l’Office national des aéroports (ONDA), le trafic international domine largement avec 799 357 voyageurs, soit une hausse de 12,2 %. En comparaison, le trafic national, bien qu’en progression de 4 %, ne représente que 72 984 passagers. L’activité opérationnelle suit la même courbe ascendante. L’infrastructure a enregistré 6 945 mouvements à fin avril 2026, contre 6 170 pour la même période l’année précédente, soit une augmentation de 12,5 %.

La montée en puissance de l’aéroport de Tanger

Le mois d’avril a constitué un indicateur clé pour la plateforme tangéroise. L’aéroport a accueilli 272 864 passagers, dépassant les 246 793 voyageurs enregistrés en avril 2025, soit une hausse de 10,5 %. Cette accélération ponctuelle confirme la tendance lourde observée sur les quatre premiers mois de l’année. L’analyse des chiffres montre que Tanger s’affirme comme un point d’entrée international majeur. La disparité entre la croissance du trafic international (+12,2 %) et national (+4 %) souligne que l’attractivité de la ville repose désormais principalement sur des flux externes. Cette dynamique locale s’intègre dans un mouvement global. À l’échelle du pays, le trafic passagers progresse de 11,5 % à Tanger, tandis que l’ensemble des aéroports du Royaume a enregistré un trafic commercial de 12 336 962 passagers à fin avril 2026, soit une hausse globale de 9,7 % par rapport à l’année précédente.

Marrakech-Menara : le moteur touristique du Royaume

Marrakech-Menara : le moteur touristique du Royaume
Marrakech
Si Tanger progresse, Marrakech demeure le centre de gravité touristique. L’aéroport Marrakech-Menara a franchi un seuil symbolique en avril 2026, dépassant le million de passagers sur un seul mois avec exactement 1 016 169 voyageurs, soit une hausse annuelle de 8,42 %. L’importance de Marrakech dans la stratégie aérienne nationale est flagrante lorsqu’on examine les volumes cumulés. Sur les quatre premiers mois de 2026, la plateforme a traité 3,8 millions de passagers, contre 3,4 millions sur la même période en 2025. Le moteur de cette croissance reste l’international. Pour le seul mois d’avril, Menara a enregistré 961 408 passagers internationaux, confirmant le statut de la ville ocre comme première porte d’entrée touristique du pays.

L’hégémonie des liaisons parisiennes

Morocco's Tangier port prepares for spike in traffic driven by Gulf crisis
Le ballet aérien entre le Maroc et la France, et plus spécifiquement Paris, atteint un niveau d’intensité quasi continu. Comme le souligne Hespress Français, cet axe s’est hissé parmi les couloirs les plus actifs au monde en ce début d’année 2026. Le palmarès des liaisons les plus fréquentées pour le mois d’avril illustre une dépendance, ou du moins une concentration, très marquée vers l’Île-de-France. Les quatre premières places sont occupées par des vols à destination ou en provenance de Paris.
Classement Liaison Nombre de passagers (Avril 2026)
1 Marrakech – Paris-Orly 78 229
2 Casablanca – Paris-Orly 73 481
3 Marrakech – Paris-CDG 60 667
4 Casablanca – Paris-CDG 52 158
L’omniprésence de Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle dans le top 5 montre que le flux touristique et professionnel entre les deux pays reste le pilier central du trafic international marocain.

L’échéance 2030 et le défi des infrastructures

L'échéance 2030 et le défi des infrastructures
cluster (priority): Hespress Français – Actualités du Maroc
Ces chiffres ne sont pas seulement des indicateurs de performance immédiate ; ils servent de test de stress pour les infrastructures nationales. Le Maroc se prépare activement à l’organisation de la Coupe du monde 2030, un événement qui imposera une pression sans précédent sur la capacité d’accueil des aéroports. La capacité des plateformes comme Tanger, Marrakech et Casablanca à absorber des volumes toujours plus importants sera scrutée de près. L’enjeu est désormais de transformer cette attractivité aérienne en moteur économique durable, en s’assurant que les infrastructures puissent suivre la cadence des flux internationaux. L’augmentation des mouvements aéroportuaires, comme celle de 12,5 % observée à Tanger, montre que la demande est là. Le défi pour les années à venir sera de maintenir cette croissance tout en optimisant la fluidité du passage passagers, condition sine qua non pour réussir le pari de 2030.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.