Publié le 2024-02-29 14:35:00. En juin 1907, Belley fut le théâtre d’une double tentative de meurtre conjugal, révélant les tensions et les codes d’honneur d’une époque où l’adultère pouvait justifier des actes extrêmes.
- Un homme tente de tuer sa femme et son amant à Belley en 1907.
- Le journal Le Courrier de l’Ain présente l’auteur de ces violences comme une victime en soi.
- L’affaire met en lumière l’existence d’une tolérance légale, à l’époque, pour les crimes passionnels commis par les maris trompés.
Au début du XXe siècle, les journaux relataient avec une certaine complaisance les drames liés à l’adultère, titrant sur « la vengeance du mari trompé ». Ces titres témoignent d’une perception sociale où la violence, voire le meurtre, pouvaient être considérés comme un moyen de « laver » son honneur bafoué. Si ces actes sont aujourd’hui sévèrement punis par la justice, il existait il y a un siècle une forme d’excuse légale pour un mari qui surprenait son épouse en flagrant délit d’adultère. Une indulgence qui ne s’étendait, bien entendu, pas à l’inverse, reflet d’une société profondément patriarcale.
C’est dans ce contexte que se déroule, en juin 1907, une affaire particulièrement troublante à Belley. Le Courrier de l’Ain, dans un article survenu, présente l’auteur de la double tentative de meurtre comme « la troisième victime » de cette tragédie. L’article ne détaille pas immédiatement les circonstances précises, mais suggère une complexité des motivations qui dépasse la simple vengeance.
François-Ernest Perrotti, âgé de 29 ans et originaire du Bugey, est au cœur de cette affaire. Il a rencontré son épouse, Joséphine…
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