Publié le 9 octobre 2025 à 12h35. L’annonce du prix Nobel de littérature à l’écrivain hongrois László Krasznahorkai a été précédée d’une atmosphère étrange et tendue dans la salle de presse, marquée par une attente fébrile et une présence pesante du secrétaire permanent Mats Malm.
- László Krasznahorkai a été couronné par le prix Nobel de littérature 2025.
- L’attente de l’annonce a créé une ambiance particulière, oscillant entre la révérence et l’anxiété.
- La figure de Mats Malm, secrétaire permanent de l’Académie suédoise, a semblé exercer une influence palpable sur l’atmosphère.
Une tension palpable régnait dans la salle, avant même que le nom du lauréat ne soit prononcé. Les habitués des conférences de presse de l’Académie suédoise se déplaçaient avec une familiarité feinte, échangeant des sourires contraints. D’autres, visiblement plus nerveux, se serraient les coudes, trahissant une inquiétude sourde. Certains, pris de démangeaisons, frottaient discrètement de la cortisone sur des éruptions cutanées, signes d’un stress croissant.
L’atmosphère était paradoxale, mêlant une profonde déférence à une sensation d’oppression. Un sentiment étrange, comme si une présence invisible pesait sur l’assemblée. Soudain, vers 12h45, une énergie particulière a semblé envahir la pièce, une sorte de champ de force émanant du secrétaire permanent Mats Malm. Le silence s’est fait, inexplicable. On avait l’impression qu’il était là, tout proche, derrière la porte blanche, observant et écoutant.
« Peut-être que nous sommes nombreux à comprendre quelque chose à propos de l’homme espagnol en costume : il ne veut pas être là. »
La sécurité était renforcée, avec des gardes présents partout et l’accès à la salle de presse limité par une clôture, rappelant celles que l’on pouvait trouver dans les fermes suédoises. Un rire bref et forcé a retenti, brisant momentanément la tension. Des hôtesses en costumes noirs circulaient, échangeant des regards énigmatiques. L’une d’elles s’est penchée pour examiner un détail obscur, avant de disparaître à nouveau dans l’ombre.
Enfin, Mats Malm est apparu. Un homme visiblement mal à l’aise, à la fois terrifié et en colère. Fragile, mais peut-être aussi impénétrable. Le silence s’est imposé, comme si l’on respectait une sorte de trêve. On laissait l’homme parler, peut-être par compassion, peut-être parce qu’il semblait lui-même ne pas vouloir être là.
Puis, l’annonce est tombée : le prix Nobel de littérature était décerné à l’écrivain hongrois László Krasznahorkai. Un murmure a parcouru la salle, des journalistes se sont précipités pour téléphoner. L’atmosphère s’est détendue, l’air est devenu plus léger, comme après une averse estivale. Et Mats Malm avait disparu.
Pour en savoir plus :
Le prix Nobel de littérature de cette année a été décerné à l’écrivain hongrois László Krasznahorkai
Björn Wiman : Avec László Krasznahorkai, l’Académie suédoise retrouve son Happy Place
À lire aussi
