Publié le 14 janvier 2026 22:55:00. L’ailier des All Blacks, Caleb Clarke, continue de se préparer pour la saison à venir en s’entraînant avec les Sydney Swans, une équipe de football australien, afin d’améliorer son jeu aérien, un point faible récurrent de l’équipe néo-zélandaise.
- Caleb Clarke s’entraîne avec les Sydney Swans pour perfectionner son jeu au ballon, en complément de ses entraînements avec les Rabbitohs, une équipe de rugby à XIII.
- L’incapacité des All Blacks à maîtriser les ballons hauts a contribué à leurs défaites face aux Springboks, à l’Argentine et à l’Angleterre en 2025.
- New Zealand Rugby est confrontée à des changements administratifs avec le départ de son directeur général et de son manager de haute performance.
Alors que la saison approche, Caleb Clarke, l’ailier des All Blacks et des Blues, profite de la trêve estivale pour diversifier son entraînement. Après avoir déjà travaillé son conditionnement physique avec les Rabbitohs, une équipe de rugby à XIII, il a rejoint les rangs des Sydney Swans, un club de football australien (AFL), en Australie.
Le joueur de 26 ans a partagé des images de son entraînement avec l’équipe australienne sur sa page Instagram, accompagnées de la légende : « Même travail, arène différente ». Cette initiative témoigne de sa volonté de progresser et d’explorer de nouvelles méthodes pour améliorer ses performances.
L’une des motivations principales de Clarke est de renforcer son jeu aérien, un domaine où il excelle individuellement, mais qui reste une faiblesse collective au sein des All Blacks. L’équipe néo-zélandaise a rencontré des difficultés à récupérer les ballons hauts lors de ses trois défaites de 2025, face aux Springboks, à l’Argentine et à l’Angleterre. La défaite face aux Anglais (33-19) à Twickenham a notamment mis fin aux espoirs de Grand Chelem des All Blacks.
Les récentes modifications des règles, pénalisant les joueurs en défense pour entraver les poursuivants, ont entraîné une augmentation des coups de pied au pied dans le rugby moderne. Les All Blacks ont eu du mal à s’adapter à cette nouvelle donne, comme l’a souligné Clarke après le test match contre l’Angleterre :
« Ils ont supprimé la protection. Dans le passé, nous avions le temps et l’espace pour nous lever et prendre le ballon proprement alors que maintenant c’est une compétition. »
Caleb Clarke, ailier des All Blacks
Les joueurs d’Aussie Rules sont réputés pour leur maîtrise des ballons hauts, une compétence essentielle dans leur discipline. L’entraîneur des Sydney Swans, Dean Cox, a déjà collaboré avec les All Blacks avant un test match en Irlande, mais un accompagnement plus régulier dans ce domaine pourrait s’avérer précieux pour l’équipe néo-zélandaise, en particulier avant une année 2026 chargée d’épreuves, comprenant notamment quatre confrontations avec les Springboks.
Parallèlement, New Zealand Rugby traverse une période de transition administrative. Après le départ de Mark Robinson, l’organisation doit désormais trouver un nouveau directeur général, ainsi qu’un remplaçant pour Mike Anthony, le manager de haute performance qui rejoint le club de football de Brighton en Premier League anglaise. Scott Robertson, l’entraîneur-chef des All Blacks, devra également trouver un successeur à Jason Holland, un autre entraîneur adjoint qui a récemment quitté ses fonctions.
Un nom circule déjà : Ronan O’Gara, ancien joueur irlandais de haut niveau, qui a travaillé aux côtés de Robertson aux Crusaders en 2018 et 2019. L’entraîneur du club français de La Rochelle est actuellement sous pression en raison de résultats décevants en Europe et pourrait être enclin à entamer des « pourparlers de crise », selon les médias locaux. Son expérience passée avec Robertson pourrait faire de lui un candidat intéressant pour renforcer l’équipe technique des All Blacks.

