Les All Whites affronteront le Japon au Stade national de Tokyo pour la finale de la Kirin Cup, offrant à la Nouvelle-Zélande un test rare face à une équipe classée parmi le top 20 mondial lors de cette rencontre décisive prévue ce lundi soir.
Le Japon accueille les All Whites au Stade national de Tokyo
La sélection néo-zélandaise s’apprête à disputer l’un de ses matchs les plus exigeants des quinze dernières années en dehors des rencontres officielles de la FIFA. Qualifiés pour la finale de la Kirin Cup après une victoire aux tirs au but face au Panama à Yokohama, où les Néo-Zélandais s’étaient imposés 5-3 aux tirs au but après un match nul, les All Whites croisent le fer avec le Japon, classé 17e au classement mondial, sur la pelouse du Stade national de Tokyo. Une foule massive pouvant atteindre jusqu’à 70 000 supporters fervents est attendue pour cette affiche de prestige diffusée en direct et gratuitement sur la plateforme numérique TVNZ+ ainsi que sur FIFA+ via DAZN.
Le pays hôte se présente avec un effectif extrêmement dense, comptant plus de 60 joueurs répartis dans les cinq grands championnats d’Europe, affichant une qualité technique, une rapidité et une organisation redoutables. L’ailier de la Real Sociedad Takefusa Kubo, surnommé « le japonais Messi », figurait dans la ligne d’attaque lors du tour précédent aux côtés de Yuito Suzuki du club de Bundesliga du SC Freiburg et de Kaina_Tanimura de Yokohama F Marinos, l’unique joueur issu de la J-League dans ce onze de départ dirigé par l’entraîneur champion de A-League Steve Corica. Pour les Néo-Zélandais, classés au 86e rang mondial tandis que les Samouraïs Bleus occupent la 18e place selon le classement de la FIFA, l’enjeu dépasse le simple trophée amical d’un tournoi parrainé par Kirin.
L’ailier Logan Rogerson a souligné la dimension de l’événement en rappelant que « ce sont les matchs que l’on veut jouer en tant que footballeur » et que représenter son pays contre potentiellement 70 000 supporters japonais constituera « un moment inoubliable ».
Chris Wood mène l’attaque face aux Samouraïs Bleus
Capitaine et figure de proue de l’attaque néo-zélandaise, Chris Wood s’avance vers cette finale avec un historique personnel marqué face aux Japonais, ayant notamment inscrit trois buts lors de ses deux derniers matchs contre cette nation. Buteur à l’angle fermé et auteur d’une volée somptueuse sur un centre de Tim Payne lors d’une défaite 4-2 en 2014 à Tokyo, puis buteur de la tête sur un centre de Marco Rojas lors de l’édition 2017 à Nagoya, l’attaquant de 34 ans — aussi compétitif aujourd’hui qu’à ses débuts internationaux en 2009 — demeure la menace offensive majeure pour perturber la sélection locale. Son rôle de point de fixation a d’ailleurs permis de peser contre le Panama en retenant le ballon, en redescendant prêter main-forte et en participant à l’action conclue par Marko Stamenić.
L’entraîneur a profité de cette fenêtre internationale pour intégrer à la fois des joueurs clés ayant disputé la Coupe du monde et des éléments plus jeunes, alignant ainsi la moitié de son effectif mondialiste tout en restant très compétitif.
Darren Bazeley a déclaré selon NZ Football : « Pour nous, c’est stimulant parce que nous progressons en tant qu’équipe, et continuer à affronter des équipes classées dans le top 20 mondial est une bonne chose pour nous. »

Le gardien Alex Paulsen, qui n’avait pu disputer la Coupe du monde devancé par Max Crocombe, fait partie de ces talents cherchant à s’imposer, tandis que des figures comme le capitaine d’Auckland FC Hiroki Sakai ont par le passé illustré la dangerosité des confrontations face au Japon, notamment lorsqu’il avait offert un but décisif de la tête à Shu Kurata à la 88e minute lors d’un précédent duel.
Darren Bazeley vise un sacre historique hors d’Océanie
Une victoire face aux Samouraïs Bleus constituerait un jalon majeur sur le CV de Chris Wood et permettrait de conforter le contrat du sélectionneur Darren Bazeley, qui affirme que les performances des All Whites dépassent leur position officielle au classement FIFA.

Alors que la finale de la Kirin Cup débutera à 23h30 heure de Nouvelle-Zélande ce lundi 5 octobre 2026 au Stade national de Tokyo — après la rencontre pour la troisième place opposant le Panama à l’Équateur à 19h00 —, cette rencontre marque la dernière étape d’une tournée internationale réussie avant de préparer une double confrontation amicale contre l’Inde prévue en novembre au Go Media Stadium de Mt Smart à Auckland puis au One New Zealand Stadium à Christchurch.