Publié le 6 décembre 2025. La prostatectomie radicale assistée par robot, une technique chirurgicale de pointe pour le traitement du cancer de la prostate, sera remboursée par les régimes de santé complémentaires à partir d’avril 2026, une première en France. Cette décision marque une avancée significative dans l’accès aux technologies médicales innovantes pour les patients.
- La prostatectomie robotique sera la première chirurgie robotique obligatoirement couverte par les assurances santé complémentaires.
- La procédure sera disponible à partir d’avril 2026.
- Cette avancée vise à améliorer les résultats cliniques et la qualité de vie des patients atteints de cancer de la prostate.
L’Agence Nationale Complémentaire de Santé (ANS) a donné son feu vert ce vendredi 5 décembre pour l’inscription de la prostatectomie radicale assistée par robot à la Liste des Actes et Événements de Santé (LAES). Cette procédure, qui consiste en l’ablation complète de la prostate, est considérée comme le traitement principal du cancer localisé ou localement avancé. Elle est déjà approuvée au sein du Système de Santé Unifié (SUS) depuis août dernier.
Selon le président de l’ANS, Wadih Damous, cette mesure représente « une étape importante dans la modernisation des soins de santé complémentaires, en élargissant l’accès aux technologies offrant de meilleurs résultats cliniques et une meilleure qualité de vie aux patients ». Lenise Secchin, directrice des normes et de la qualification des produits à l’ANS, a souligné l’importance d’une mise en œuvre structurée, garantissant la sécurité, la qualité des soins et des conditions d’accès adéquates pour les bénéficiaires.
La prostatectomie robotique est reconnue comme la méthode chirurgicale la plus avancée pour traiter le cancer de la prostate. Elle offre une plus grande précision lors de l’intervention, réduit les saignements, diminue la durée des séjours hospitaliers et améliore les résultats fonctionnels par rapport aux techniques traditionnelles.
L’approbation par le SUS, basée sur les progrès des preuves scientifiques et l’existence de 40 plateformes robotiques opérationnelles dans le réseau public, a conduit l’ANS à inclure cette procédure dans les démarches obligatoires des plans de santé, conformément à la loi. Cette inclusion devrait encourager les investissements privés dans le secteur de la santé afin d’accroître la capacité installée dans le pays.
L’adoption de cette technologie se heurte toutefois à un défi de répartition géographique. Actuellement, les équipements sont concentrés dans les régions du Sud et du Sud-Est. L’inscription sur la liste devrait donc stimuler les investissements pour une meilleure couverture territoriale.
Il est important de noter que la chirurgie robotique pour le traitement du cancer de la prostate a été approuvée aux États-Unis par la FDA entre 2003 et 2004, et par les organismes de réglementation européens durant la même période. Au Brésil, le premier système robotique a été approuvé par l’Anvisa en 2008 et a commencé à être utilisé dans les hôpitaux privés.
Le cancer de la prostate : une préoccupation croissante
Le cancer de la prostate est la deuxième tumeur la plus fréquente chez les hommes, après le cancer de la peau non mélanomique. L’Institut National du Cancer (Inca) estime que plus de 71 700 Brésiliens recevront un diagnostic de cette maladie d’ici la fin de l’année 2025.
L’âge avancé est le principal facteur de risque, la majorité des cas étant diagnostiqués après 60 ans, une tranche d’âge où l’accès aux soins de santé peut être entravé par des barrières culturelles, un manque d’information ou des difficultés d’accès au système de santé. Les experts insistent sur la nécessité de combiner sensibilisation, réduction de la stigmatisation et élargissement de l’accès aux examens de dépistage.
Bien que des campagnes publiques et des initiatives de suivi aient été mises en place, elles peinent encore à atteindre les segments les plus vulnérables de la population masculine. Un diagnostic précoce et une meilleure adhésion aux soins préventifs sont essentiels pour réduire significativement la mortalité associée à cette maladie dans les années à venir.
