Home NouvellesAprès de vives critiques : le Chancelier explique maintenant ce qu’il entend par « paysage urbain » – une enquête soutient Merz

Après de vives critiques : le Chancelier explique maintenant ce qu’il entend par « paysage urbain » – une enquête soutient Merz

by Nicolas Lefèvre

Publié le 22 octobre 2025 23:26:00. Le chef de file de l’opposition allemande, Friedrich Merz, a précisé ses récentes critiques concernant l’évolution des centres-villes, pointant du doigt les migrants en situation irrégulière comme facteur de dégradation du sentiment de sécurité. Ses déclarations, faites en marge d’un sommet à Londres, interviennent alors qu’un sondage révèle une inquiétude croissante des Allemands face à la situation.

  • Friedrich Merz (CDU) a identifié les migrants sans droit de séjour et sans emploi comme contribuant à une détérioration de l’image des villes allemandes.
  • Un sondage Insa pour le journal Bild indique que 43 % des Allemands estiment que le paysage urbain de leur ville a évolué négativement au cours des dix dernières années.
  • La question de l’immigration et de l’intégration sera à nouveau abordée lors du prochain sommet européen à Bruxelles.

Lors d’une visite à Londres, en marge du sommet des Balkans occidentaux, Friedrich Merz a développé pour la première fois sa vision sur les défis rencontrés par les villes allemandes. Il a réaffirmé la nécessité d’une immigration contrôlée pour répondre aux besoins du marché du travail, tout en soulignant que l’intégration posait problème dans certains cas.

Selon lui, ce sont les personnes en situation irrégulière, sans emploi et ne respectant pas les règles en vigueur qui contribuent à une dégradation du sentiment de sécurité.

« Oui, nous aurons encore besoin d’immigration à l’avenir. Cela vaut aussi bien pour l’Allemagne que pour tous les pays de l’Union européenne. Nous en avons également besoin, et surtout pour nos marchés du travail »,

Friedrich Merz, chef de file de l’opposition (CDU). Il a ajouté que l’immigration est un atout, à condition que les nouveaux arrivants s’intègrent pleinement à la société.

M. Merz a également souligné que les migrants contribuent déjà de manière significative au marché du travail allemand.

« Les personnes issues de l’immigration constituent déjà un élément indispensable de notre marché du travail. Nous ne pouvons plus nous passer d’eux, peu importe d’où ils viennent, quelle que soit leur couleur de peau et qu’ils soient la première, la deuxième, la troisième ou la quatrième génération à vivre et travailler en Allemagne. »

Friedrich Merz, chef de file de l’opposition (CDU). Cependant, il a insisté sur la nécessité de résoudre les problèmes liés aux migrants sans statut légal, qui, selon lui, nuisent à l’image des villes et inquiètent la population.

Il a évoqué des lieux spécifiques où ce sentiment d’insécurité se manifeste : les gares, les métros, certains parcs et même des quartiers entiers.

« Cela affecte des quartiers entiers de la ville, ce qui pose également de gros problèmes à notre police. »

Friedrich Merz, chef de file de l’opposition (CDU). Il a appelé à une coopération européenne pour résoudre ces problèmes et restaurer la confiance de la population dans l’État de droit.

La question de l’immigration sera au cœur des discussions lors du prochain sommet européen à Bruxelles. Les États membres devront trouver un terrain d’entente sur une politique commune en matière d’immigration et d’asile. M. Merz a souligné que des efforts nationaux sont également nécessaires pour compléter l’action européenne.

Les déclarations de M. Merz interviennent après une prise de parole à Potsdam la semaine dernière, où il avait évoqué la nécessité de procéder à des expulsions massives. Interrogé sur ce qu’il entendait par « paysage urbain », il avait répondu de manière controversée : « Demandez à vos filles. »

Un sondage récent confirme que l’opinion publique allemande partage en partie les préoccupations de M. Merz. Selon l’enquête Insa commandée par le journal Bild, 43 % des Allemands estiment que le paysage urbain de leur ville a évolué négativement au cours des dix dernières années. De plus, 39 % se sentent « (plutôt) plus en danger » dans leur lieu de résidence qu’en 2015.

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