Publié le 14 novembre 2025. Une coach mentale, une avocate et une troisième femme de 71 ans sont renvoyées devant les tribunaux pour une escroquerie présumée de 562 500 euros en cryptomonnaies, ciblant un épargnant de Saint-Marin.
- Trois femmes, dont une coach en développement personnel et une avocate, sont accusées d’avoir escroqué un homme de 61 ans en lui faisant investir dans une plateforme de cryptomonnaies basée dans les Caraïbes.
- Le parquet de Rimini a requis un acte d’accusation pour escroquerie aggravée et violation de la législation financière.
- Les victimes auraient été séduites par la promesse de gains exceptionnels, supérieurs à 500 % des sommes investies.
L’enquête, menée par le parquet de Rimini, a mis en lumière un stratagème complexe visant à soutirer des fonds à un épargnant de Saint-Marin. Les trois femmes, originaires de la région de Pesaro, sont soupçonnées d’avoir orchestré une arnaque sophistiquée basée sur l’investissement dans des cryptomonnaies.
La coach mentale, âgée de 56 ans et originaire de Carpegna, se présente sur son site internet comme une professionnelle des ressources humaines. Elle décrit un parcours personnel axé sur la recherche de soi et le développement personnel, ayant suivi plus de 10 000 heures de formations dans des domaines variés, allant de la physique quantique à l’alchimie. Ni elle, ni son avocat, n’ont souhaité faire de déclaration à ce stade de l’enquête.
L’avocate, âgée de 57 ans et basée à Cattolica, bien que contactée, n’a pas pu être jointe pour commenter les accusations. Selon le parquet, elle aurait joué un rôle clé dans le dispositif mis en place pour rassurer la victime et crédibiliser le projet d’investissement.
Une troisième suspecte, âgée de 71 ans et originaire de San Mauro Pascoli, complète ce trio. Le procureur Luca Bertuzzi estime qu’elle était impliquée dans le plan global qui a conduit la victime à investir un total de 562 500 euros entre avril et juin 2022.
L’argent aurait été versé sur une plateforme basée dans les Caraïbes, présentée comme un investissement sûr et rentable, adossé à des systèmes de trading numérique sophistiqués. Les enquêteurs soupçonnent que les trois femmes ont utilisé ces fonds pour acquérir des cryptomonnaies, qu’elles ont ensuite transférées vers des comptes inaccessibles à la victime.
Les trois femmes sont accusées d’escroquerie aggravée et de violation des dispositions de la loi consolidée sur l’intermédiation financière, pour avoir proposé des instruments financiers sans autorisation. L’audience préliminaire est fixée au 12 février devant le juge d’instruction de Rimini, afin de déterminer si elles seront renvoyées devant un tribunal correctionnel.
Les victimes auraient été attirées par la promesse de gains exceptionnels, supérieurs à 500 % des sommes investies. La coach mentale aurait notamment affirmé être une haute fonctionnaire d’une entreprise caribéenne (non autorisée à opérer en Italie), renforçant ainsi l’illusion de la légalité et de la rentabilité de l’investissement.
Une affaire similaire avait déjà été décelée par une banque, qui avait alerté les autorités après avoir constaté des comportements suspects chez un de ses clients, potentiellement hypnotisé. Plus d’informations sur cette affaire ici.
