Des relevés précis du fond du lac de Tunis sont en cours afin de préparer la construction d’une nouvelle voie ferrée dédiée au fret, parallèle à l’autoroute entre Fribourg et Schallstadt. Ces investigations, menées par des géomètres, permettront de sécuriser le chemin fluvial existant et de planifier au mieux les travaux.
La future ligne ferroviaire, prévue pour le 20 novembre 2025, suivra un tracé proche du lac de Tunis, en raison du manque d’espace dans la zone. Par conséquent, le chemin fluvial qui longe le lac devra être réaménagé et renforcé par endroits grâce à la construction de murs de soutènement.
Pour mener à bien cette tâche, une connaissance détaillée de la zone riveraine est indispensable. Les équipes de planification ont donc entrepris de mesurer avec précision la profondeur de l’eau et la nature du lit du lac. La première étape a consisté à cartographier le littoral à l’aide d’un système GPS de haute précision. Des points de mesure ont été enregistrés à intervalles rapprochés le long de la berge, permettant de créer une représentation au centimètre près du rivage, incluant ses baies et ses irrégularités, grâce à l’analyse des signaux satellites en temps réel.
Dans un second temps, un système d’échosondeur a été déployé. Un bateau de mesure télécommandé, équipé d’un capteur, a parcouru les zones à étudier. L’échosondeur émettait des impulsions sonores vers le fond du lac, et le temps de retour de l’écho permettait de calculer la profondeur de l’eau. L’intensité du signal renvoyé fournissait également des informations sur la nature du fond. Le capteur utilisé fonctionnait à une fréquence de dix hertz, soit dix mesures de profondeur par seconde. Le bateau a ainsi couvert jusqu’à 30 mètres de lac, identifiant une profondeur maximale de dix mètres.
Les données recueillies ont été utilisées pour créer un modèle numérique de terrain détaillé, qui servira de base à la planification et à la mise en œuvre des travaux à venir.
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