Publié le 24 septembre 2023 10:45. Une célèbre chanteuse de playback bengali a été victime de harcèlement et d’agression physique lors d’un événement culturel dans l’East Midnapore, en Inde, après avoir interprété un chant dévotionnel, déclenchant une vive controverse politique.
- Le propriétaire de l’école où s’est déroulé l’incident a été arrêté par la police.
- Une enquête administrative a été ouverte contre le responsable du poste de police local.
- Lagnajita Chakraborty, la chanteuse, a déposé une plainte officielle détaillant les insultes et le harcèlement dont elle a été victime.
Un concert donné samedi soir dans une école privée de Bhagwanpur, dans le district de l’East Midnapore (Bengale occidental), a viré au cauchemar pour la chanteuse Lagnajita Chakraborty. Alors qu’elle interprétait « Joy Maa », un morceau populaire issu du film Devi Chowdhurani, elle a été interrompue et harcelée par le propriétaire de l’établissement, Mehebub Mallick.
Selon le récit de Lagnajita Chakraborty, relaté dans sa plainte déposée auprès de la police de Bhagwanpur, Mehebub Mallick lui aurait lancé des propos désobligeants, exigeant qu’elle cesse d’interpréter la chanson.
« Assez de ça… maintenant chante quelque chose de laïque. »
Lagnajita Chakraborty, chanteuse
Elle affirme également avoir été victime de harcèlement physique durant cette altercation. Suite à cet incident, la chanteuse et les membres de son groupe ont quitté la scène et se sont immédiatement rendus au poste de police pour porter plainte.
L’affaire a rapidement pris une dimension politique. Mitun Kumar De, le surintendant de police par intérim de l’East Midnapore, a confirmé l’ouverture d’une enquête et l’arrestation du propriétaire de l’école.
« L’accusé est en détention. Nous nous engageons à faire en sorte qu’il soit traduit en justice. »
Mitun Kumar De, surintendant de police par intérim
Il a également annoncé qu’une enquête administrative était en cours pour déterminer si des manquements aux procédures avaient été commis par les agents locaux, et a assuré à la chanteuse la pleine coopération et la protection de la police.
Les autorités locales ont pris cette affaire très au sérieux, consciente de la sensibilité du sujet et de l’importance de garantir la sécurité des artistes et le respect de la liberté d’expression.