Publié le 29 octobre 2025 à 23h05. Des milliers de travailleurs indonésiens sont appelés à manifester ce jeudi à Jakarta pour revendiquer une augmentation du salaire minimum et la ratification d’une loi sur l’emploi, menaçant de paralyser certaines zones de la capitale.
- Plus de 5 000 travailleurs devraient se rassembler au Jakarta Convention Center (JCC) Senayan.
- Des actions similaires sont prévues simultanément dans 38 provinces et plus de 300 villes à travers l’Indonésie.
- Les revendications principales portent sur une augmentation du salaire minimum de 8,5 % à 10,5 % et la ratification du projet de loi sur l’emploi.
Jakarta se prépare à une journée de perturbations importantes. Les autorités conseillent aux habitants et aux usagers de la route d’éviter les axes principaux menant au JCC Senayan et au siège du Parlement (DPR RI), notamment Jalan Gatot Subroto et Jalan Pemuda Gate, qui devraient être fortement encombrés par les mouvements de manifestants.
Selon Said Iqbal, président de la Confédération des syndicats indonésiens (KSPI) et du Parti travailliste, cette action nationale vise à faire pression sur le gouvernement pour répondre aux demandes des travailleurs. Il a précisé que les manifestants proviendraient de diverses zones de Jabodetabek (Jakarta, Bogor, Depok, Tangerang, Bekasi) et des principales zones industrielles du pays.
« Plus de 5 000 travailleurs à Jakarta se rassembleront au JCC Senayan. Cependant, dans toute l’Indonésie, des actions de dizaines de milliers de travailleurs auront également lieu simultanément dans les bureaux du gouverneur »
Said Iqbal, président de la KSPI et du Parti travailliste
L’action, qui débutera à 10h30, heure locale, prendra la forme d’un rassemblement au JCC Senayan. Les syndicats exigent une augmentation du salaire minimum de 8,5 % à 10,5 % et la ratification du projet de loi sur l’emploi, considéré comme essentiel pour améliorer les conditions de travail et la sécurité de l’emploi.
Les zones industrielles de Bogor, Bekasi, Tangerang, Karawang et Purwakarta seront particulièrement touchées par les mouvements de protestation. Des actions similaires sont également prévues dans 38 provinces et plus de 300 districts/villes à travers l’archipel indonésien.
Les syndicats ont déjà annoncé une nouvelle action de suivi le 10 novembre 2025 dans la région de Jabodetabek, impliquant des milliers de travailleurs des grandes zones industrielles de Bekasi, Karawang, Tangerang, Purwakarta, Makassar, Surabaya et Medan. Si le gouvernement ne répond pas à leurs revendications, Said Iqbal a averti qu’une grève nationale pourrait être déclenchée.
Les organisateurs insistent sur le caractère pacifique des manifestations, soulignant qu’elles sont légalement justifiées par la loi numéro 21 de 2000 sur les syndicats et la loi numéro 9 de 1998 sur la liberté d’expression.
« Ce mouvement est juridiquement valable, mené ouvertement et constitue une forme de participation des travailleurs à la lutte pour leurs droits économiques et sociaux »
Said Iqbal, président de la KSPI et du Parti travailliste
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