Publié le 24 septembre 2025. Les injections esthétiques, de plus en plus populaires pour atténuer les signes du vieillissement, peuvent comporter des risques rares mais graves. Une étude internationale recommande désormais l’utilisation d’échographies avant les injections pour améliorer la sécurité des patients.
- Une étude récente révèle qu’une occlusion vasculaire peut survenir après une injection esthétique, entraînant potentiellement des complications graves comme la cécité ou la paralysie.
- L’étude a constaté un manque de flux sanguin dans les veines faciales chez près de la moitié des patients examinés.
- L’utilisation d’ultrasons avant l’injection pourrait aider à localiser précisément les vaisseaux sanguins et à prévenir les occlusions.
Les interventions esthétiques visant à réduire les rides et à remodeler le visage sont en constante augmentation. Face à cette tendance, des experts en chirurgie esthétique insistent sur la nécessité d’une plus grande prudence et recommandent l’utilisation systématique d’échographies avant toute injection de produits de comblement.
Cette préconisation fait suite à la publication d’une étude internationale qui a mis en lumière des complications rares, mais potentiellement dévastatrices, liées à ces procédures. La recherche a notamment souligné le risque d’occlusion vasculaire, un blocage des vaisseaux sanguins par l’agent de comblement, le plus souvent de l’acide hyaluronique.
Selon l’American Board of Facial Aesthetic Surgery, bien que les effets secondaires légers tels que les rougeurs et les ecchymoses soient fréquents, l’occlusion vasculaire peut rapidement évoluer vers des conséquences graves.
« Si elle n’est pas traitée correctement, une occlusion vasculaire du visage peut entraîner la mort des tissus et une déformation du visage. »
Rosa Maria Silveira Sigrist, Département de radiologie de l’Université de Sao Paulo (Brésil)
L’étude dirigée par le Dr Sigrist a analysé les images échographiques de 100 patients ayant subi des injections esthétiques dans six cliniques entre mai 2022 et avril 2025. Les résultats ont révélé un manque de flux sanguin dans les veines perforantes (reliant les veines superficielles et profondes) chez 42 % des patients. Un tiers des patients présentaient également un flux sanguin insuffisant dans les principales veines faciales.
Le risque d’occlusion vasculaire semble particulièrement élevé au niveau du nez, en raison de la complexité de sa structure vasculaire et de sa proximité avec les vaisseaux oculaires. Une injection mal placée pourrait ainsi entraîner une perte de la vue ou une paralysie faciale.
En cas d’occlusion vasculaire, le traitement consiste généralement à injecter de l’hyaluronidase, une enzyme qui dissout l’acide hyaluronique. Le Dr Sigrist estime que l’utilisation d’ultrasons pourrait améliorer la précision du diagnostic et du traitement, en permettant de localiser avec exactitude le site du blocage et d’éviter les injections dans des zones à risque.
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