Publié le 24 septembre 2025 15h30. Le réalisateur Dan Trachtenberg revisite l’univers de Predator avec une approche audacieuse : un film d’action et de science-fiction qui inverse les rôles et place le chasseur extraterrestre dans une position inattendue.
- Le nouveau film, Predator : Badlands, se déroule dans un environnement hostile où un jeune Yautja doit prouver sa valeur en traquant une créature particulièrement redoutable.
- Contrairement aux précédents opus, ce film explore le point de vue du Predator, le présentant comme un protagoniste complexe et attachant.
- L’intrigue est enrichie par l’alliance improbable entre le Predator et une androïde, créant une dynamique à la fois humoristique et pleine d’action.
Après avoir insufflé un vent nouveau dans la franchise Predator avec Prey et l’anthologie animée Predator : Killer of Killers, Dan Trachtenberg repousse les limites de l’univers qu’il a adopté. Il s’éloigne de la formule classique – un groupe d’humains traqué par un guerrier extraterrestre – pour proposer une histoire inédite qui explore les origines et la culture des Yautja, les créatures emblématiques de la série. Le réalisateur semble prendre un plaisir évident à déconstruire les codes établis et à surprendre le public.
Predator : Badlands suit Dek (Dimitrius Schuster-Koloamatangi), un jeune Yautja sur sa planète natale, Yautja Prime. Pour atteindre l’âge adulte, il doit réussir un rituel de passage : chasser et tuer le « Kalisk invincible », une bête légendaire réputée impossible à vaincre. Cette épreuve l’entraîne sur une planète hostile où chaque forme de vie représente une menace mortelle. Le prologue du film présente un Dek puissant mais encore immature, considéré comme un novice par son père, un Yautja imposant et expérimenté.
L’aventure prend une tournure inattendue lorsque Dek est contraint de s’allier à une androïde de Weyland-Yutani (Elle Fanning), dont le corps a été partiellement démembré par le Kalisk. Ce duo improbable, qui rappelle les dynamiques souvent loufoques des films de science-fiction des années 60, se complète rapidement. Le Predator, arrogant et belliqueux, contraste avec l’humour sarcastique de l’androïde, tandis qu’un troisième personnage, un extraterrestre bleu ressemblant à un singe, vient enrichir l’équipe.
Cette approche novatrice pourrait susciter des réactions mitigées chez les fans de longue date. L’idée de voir le Predator, autrefois figure terrifiante et impitoyable, devenir un personnage plus nuancé et même sujet à l’humour pourrait déconcerter certains. Cependant, Dan Trachtenberg affirme son affection pour l’icône de l’action et lui offre de nombreux moments de bravoure, notamment une scène mémorable impliquant un fusil à impulsion (référence directe à Aliens). Aliens, le film de James Cameron de 1986.)
Le film se distingue également par ses visuels spectaculaires et ses séquences d’action intenses. Bien que les effets spéciaux ne soient pas toujours à la hauteur des attentes, l’ensemble reste visuellement impressionnant. Predator : Badlands est avant tout un divertissement décomplexé, un mélange réussi de science-fiction, de comédie et d’action qui rappelle l’esprit des Gardiens de la Galaxie. Gardiens de la Galaxie, le film de James Gunn de 2014.)
Si l’on parvient à accepter ce changement de perspective, Predator : Badlands s’avère être un film d’action palpitant et constitue l’une des itérations les plus divertissantes de la franchise depuis le film original.
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