Cancer de la prostate : les facteurs de risque insoupçonnés
22 septembre 2025 à 15h19
Outre la prédisposition génétique, l’historique familial joue également un rôle. Si votre père, frère ou oncle ont été touchés par la maladie, votre propre risque augmente. Cependant, les chercheurs identifient progressivement d’autres facteurs de risque qui, contrairement à l’âge et à la génétique, peuvent être influencés par chacun :
1. Produits laitiers – une consommation quotidienne pour beaucoup
Plusieurs études récentes ont révélé que le lait et les produits laitiers, longtemps vantés pour leurs bienfaits sur la santé, ne sont pas aussi avantageux en grande quantité. Outre leur profil de graisses défavorable, qui peut être atténué par des alternatives allégées, ils pourraient augmenter le risque de certains cancers, notamment le cancer du sein et le cancer de la prostate, selon les études actuelles.
Une étude récente suggère que la consommation de deux tasses de lait par jour pourrait augmenter le risque de cancer de la prostate de 25%. Différents composants du lait et des produits laitiers pourraient en être responsables, comme les hormones sexuelles. La plupart des produits laitiers provenant de vaches gestantes en contiennent également. De nombreuses formes de cancer de la prostate sont sensibles aux hormones. Le facteur de croissance IGF-1, qui pourrait favoriser le développement des cellules cancéreuses, est également un facteur possible. Ces relations existent, mais ne sont pas fortement établies, comme le suggère une méta-analyse.
Tant que la consommation de lait, de fromage et de yaourt reste modérée, ce n’est pas un facteur de risque significatif.
2. Maladies sexuellement transmissibles
Une étude italienne montre que les hommes ayant déjà contracté une infection sexuellement transmissible (IST) présentent un risque accru de développer un cancer de la prostate. Les chercheurs ont analysé 47 études portant sur les IST et le cancer de la prostate et ont constaté que la gonorrhée (blennorragie) augmente le risque de cancer de la prostate de près de 50%.
La syphilis semble également avoir une certaine influence sur le développement du cancer. Les résultats concernant d’autres IST, comme le VPH, sont moins clairs en ce qui concerne le cancer de la prostate. Néanmoins, les chercheurs supposent que les IST augmentent généralement le risque de cancer de la prostate.
La cause probable de ces conséquences graves – d’abord une maladie vénérienne, puis le cancer de la prostate – réside dans les processus inflammatoires de la prostate qui peuvent survenir lors d’une IST. Le risque de cancer augmente, surtout si le tissu est enflammé de manière chronique ou récurrente. Certains hommes contractent à plusieurs reprises la gonorrhée ou la syphilis au cours de leur vie.
Sur la base de ces résultats, de nombreux cas de cancer de la prostate pourraient probablement être évités grâce à une prévention fiable des IST, par exemple en adoptant des pratiques sexuelles sûres. Cela permettrait d’éviter la contamination par la gonorrhée et la syphilis et de réduire votre risque de cancer de la prostate.
À lire aussi
