Vingt ans après avoir ouvert ses portes, le Zénith de Dijon célèbre un anniversaire riche en souvenirs et en promesses d’avenir. De Texas à Julien Doré, la salle a accueilli des artistes emblématiques et se prépare à une nouvelle décennie de concerts et de spectacles.
Inauguré en octobre 2005, le Zénith de Dijon est devenu un lieu incontournable de la scène culturelle bourguignonne. Karine Ripert, directrice de la salle depuis ses débuts, se souvient : « J’étais là dès le début, je venais du Zénith de Rouen pour renforcer l’équipe d’ouverture… sans imaginer qu’un jour j’en serais la directrice. » Vingt ans plus tard, le bilan est impressionnant : des artistes de renommée internationale comme Texas, Deep Purple, Lenny Kravitz, Johnny Hallyday et Julien Doré ont foulé sa scène.
« Ce qui me touche le plus, c’est de voir les gens repartir avec la patate, et les artistes heureux de l’accueil bourguignon », confie Karine Ripert. Elle évoque avec émotion certains moments forts : « Starmania m’a bouleversée, tout comme Jean-Louis Aubert ou -M-. Certains spectacles sont d’une telle beauté qu’on ne peut pas rester insensibles. »
Le Zénith est un organisme en mouvement constant. Une visite des coulisses révèle une activité intense : techniciens démontant les décors, agents de ménage effaçant les traces des spectacles passés, équipes préparant les installations pour les événements à venir. « On travaille souvent la nuit, explique Karine. Parfois à deux heures du matin, on remet la salle en état pour le lendemain. »
La programmation du Zénith est éclectique, allant bien au-delà des concerts. La salle a accueilli des événements aussi variés que des spectacles équestres du Cadre Noir, les élections de Miss France, des opéras, des compétitions de motocross, des championnats de patinage artistique et même le championnat du monde de pétanque !
Les loges, quant à elles, témoignent des exigences spécifiques de chaque artiste. « On n’a jamais repeint une loge pour un artiste, mais certains veulent une ambiance particulière. Une fois, on a tout drapé en noir, une autre fois en blanc. Ici, ils doivent se sentir chez eux. »
La pandémie de Covid-19 a représenté une période difficile pour le Zénith. « Nous n’étions pas essentiels, dit Karine Ripert. On a été fermés 18 mois. Une période très dure, dans l’incertitude totale. » La réouverture a marqué un nouveau départ : « Le public n’attendait que ça. Aujourd’hui, on a même plus de monde qu’avant le Covid. Les gens ont besoin d’émotions, de musique, de vivre quelque chose ensemble. »
Pour célébrer ses 20 ans, le Zénith organise une soirée spéciale en partenariat avec France 3 Bourgogne-Franche-Comté. Sur le parvis, des food trucks de Biscrocamp proposeront une offre gourmande et festive. « On recrée un vrai bistrot de fête, une halle gourmande itinérante », explique Matthieu, le fondateur de Biscrocamp.
Karine Ripert conclut : « Ce Zénith, c’est celui de tous les Bourguignons. Et il n’a jamais été aussi vivant. »
La salle dispose de 9 000 places.
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