Publié le 10 octobre 2025 09h30. Le parti Komeito, allié traditionnel du Parti libéral-démocrate (PLD) au Japon, a annoncé la rupture de leur coalition de 26 ans, compromettant ainsi les chances de Sanae Takaichi d’accéder au poste de Première ministre.
- Le parti bouddhiste Komeito met fin à 26 ans d’alliance avec le PLD.
- Cette décision fragilise la candidature de Sanae Takaichi au poste de Première ministre.
- Des désaccords sur les positions conservatrices de Takaichi et la présence d’un parlementaire impliqué dans un scandale financier ont motivé cette rupture.
La décision, rendue publique par le leader de Komeito, Tetsuo Saito, lors d’une conférence de presse, intervient après plusieurs jours de tensions. Les divergences portaient notamment sur l’orientation politique de Sanae Takaichi, récemment élue à la tête du PLD, et sur la composition de son équipe dirigeante. Takaichi s’est notamment affichée avec des références historiques controversées, citant Margaret Thatcher comme une source d’inspiration.
L’intégration au sein de son nouveau cabinet d’un parlementaire mis en cause dans une affaire de financement illégal a également pesé dans la balance. Cette rupture est d’autant plus significative que le PLD, qui gouverne actuellement en minorité, dépend du soutien de Komeito pour obtenir une majorité au Parlement et assurer la nomination de son candidat au poste de Premier ministre.
L’élection de Sanae Takaichi, qui serait la première femme à occuper le poste de Première ministre au Japon, est désormais incertaine. La situation politique japonaise s’annonce donc particulièrement délicate dans les semaines à venir, alors que le pays doit choisir son prochain dirigeant.
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