Le match de ce samedi entre BYU et Texas Tech dépasse le simple cadre d’une rencontre sportive : il s’agit d’une confrontation pour une place dans le Playoff, mais aussi d’une lutte contre ce que certains perçoivent comme une volonté manifeste de la chaîne ESPN de favoriser ses équipes de prédilection.
La clé du succès pour BYU réside dans sa capacité à dominer la ligne de mêlée. Lors de la première rencontre à Lubbock, la défense des Red Raiders avait limité les Cougars à seulement 2,5 yards par course et 67 yards au total. Cette faiblesse dans les tranchées avait entraîné un bilan désastreux de 3 réussites sur 14 tentatives sur troisième tentative et trois pertes de balle. Une répétition de ce scénario pourrait sonner le glas des espoirs de Playoff pour BYU.
La défense de BYU avait pourtant réalisé un match solide lors de la première confrontation, limitant Texas Tech à seulement deux touchdowns et forçant cinq tentatives de field goal. Le véritable problème réside donc dans l’attaque. Il est difficile d’espérer l’emporter à ce niveau de compétition sans parvenir à établir un jeu au sol efficace, surtout lorsque le système offensif est basé sur cette fondation.
Pour contrer la domination potentielle de la ligne de mêlée adverse, BYU devra faire preuve d’ingéniosité dans ses schémas, dans ses choix de jeu et en brisant les habitudes de l’adversaire. Malgré une supériorité physique apparente de Texas Tech, l’équipe technique de BYU a persisté à vouloir imposer son jeu au sol, effectuant 27 courses, même en étant menée au score. Il est crucial de varier les approches et de surprendre l’adversaire.
« La définition de la folie, c’est de répéter la même chose encore et encore en espérant obtenir des résultats différents », une citation souvent attribuée à Albert Einstein, prend ici tout son sens. BYU devra donc envisager des options inattendues, comme des passes lorsque Texas Tech s’attend à une course, afin de déstabiliser la défense adverse et éviter les actions trop prévisibles.
Bien qu’il soit pertinent de tenter d’établir un jeu offensif normal pour évaluer si la première rencontre était un incident isolé, un plan de secours sera indispensable si les Red Raiders continuent à dominer la ligne de mêlée. L’utilisation des qualités de course du quarterback Zach Wilson pourrait être une solution. Lors du premier match, sa course la plus longue ne faisait que cinq yards, pour un total de seulement 12 yards au sol. Exploiter cette capacité de course lorsque Texas Tech anticipe une passe, ou simuler des écrans pour ouvrir des espaces en profondeur, pourrait déstabiliser la défense.
La prévisibilité est l’ennemi. Si l’attaque de BYU est trop prévisible, la défense de Texas Tech se concentrera sur le porteur du ballon et étouffera l’attaque, comme elle l’a fait lors de la première rencontre. De plus, il est impératif d’éviter les pertes de balle, car face à une défense aussi solide, la différence de possession pourrait être décisive.
Le quarterback de Texas Tech, Behren Morton, n’est pas considéré comme l’un des meilleurs joueurs à son poste de la conférence. Lent et sujet aux sacks, il peut être forcé à commettre des erreurs. La défense de BYU devra donc le mettre sous pression.
Malgré les pronostics des bookmakers, BYU a toutes les chances de remporter ce match. La cote actuelle est jugée irrespectueuse pour un match revanche sur terrain neutre, d’autant plus que Texas Tech semble déjà assuré d’une place dans le Playoff. Ce match revêt donc une importance particulière pour BYU et pourrait se jouer sur un fil.
Il s’agit de gagner pour la Big 12, de prouver que ESPN a tort et de représenter fièrement l’Ouest.
À lire aussi
