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Bill Ackman défend le don à l’agent de l’ICE impliqué dans une affaire de fusillade mortelle

Une donation controversée d'un milliardaire américain à un fonds de défense juridique a déclenché une onde de réactions, allant de la défense du principe de la présomption d'innocence à des accusations de soutien à un agent impliqué dans…

Bill Ackman défend le don à l’agent de l’ICE impliqué dans une affaire de fusillade mortelle

Une donation controversée d’un milliardaire américain à un fonds de défense juridique a déclenché une onde de réactions, allant de la défense du principe de la présomption d’innocence à des accusations de soutien à un agent impliqué dans une fusillade mortelle. Bill Ackman, magnat de la finance, a justifié son geste en évoquant son propre passé d’accusé et son engagement envers un système judiciaire équitable.

L’affaire prend racine à Minneapolis, dans le Minnesota, où un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) a été impliqué dans la mort de Renée Nicole Good. Suite à cet incident, un fonds de défense a été mis en place pour soutenir l’agent, et Bill Ackman y a contribué avec un don de 10 000 $ (environ 9 200 €). Cette contribution a rapidement suscité l’indignation sur les réseaux sociaux, certains dénonçant un soutien financier au responsable d’un acte mortel.

M. Ackman a défendu sa décision dans une longue publication sur X, expliquant qu’il avait initialement tenté de faire un don directement à la famille de Mme Good, mais que la collecte de fonds avait déjà atteint son objectif et était fermée. Il a également souligné qu’il n’agissait pas par conviction politique, mais en raison de son expérience personnelle.

« Il y a vingt-trois ans, j’ai moi-même été accusé d’un crime que je n’avais pas commis. J’étais persuadé de mon innocence, mais j’ai été jugé coupable dans l’opinion publique », a-t-il écrit. « J’ai vécu une enquête de près d’un an avant qu’elle ne se termine sans charges retenues, mais il m’a fallu des années pour être disculpé aux yeux du public. »

M. Ackman a également évoqué son engagement envers le Projet Innocence, une organisation qui œuvre à l’exonération des personnes condamnées à tort, et son expérience en tant que juré dans une affaire de viol où l’accusé a finalement été reconnu innocent. Il a insisté sur l’importance de préserver le principe de la présomption d’innocence.

« Je suis un fervent défenseur du principe juridique américain selon lequel une personne est présumée innocente jusqu’à ce qu’elle soit prouvée coupable par un juge ou un jury », a-t-il déclaré. « Il est regrettable que nous soyons prêts à mettre de côté les principes fondamentaux de notre système juridique en fonction de qui est accusé. »

La polémique a eu des répercussions inattendues. Des internautes ont affirmé à tort que M. Ackman était propriétaire de la chaîne de restauration rapide Chipotle, ce qui a incité l’entreprise à publier un communiqué précisant qu’il n’était pas affilié à elle. Chipotle avait précédemment détenu une participation de 9,9 % dans l’entreprise en 2016, mais s’en est désengagée à la fin de l’année dernière.

À ce stade, le fonds de défense de l’agent ICE a collecté plus de 705 900 $ (environ 650 000 €) en cinq jours, grâce à de nombreux donateurs, dont la contribution de M. Ackman a été l’une des plus importantes.

Par ailleurs, le sénateur de l’Alabama, Tommy Tuberville, a commenté l’incident lors de l’émission « Kudlow », évoquant également la politique étrangère du président Donald Trump dans l’hémisphère occidental, notamment après la capture de Nicolás Maduro.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.