Publié le 28 novembre 2025 à 08h04. À l’approche du Black Friday, une vague de boutiques en ligne frauduleuses submerge le marché, orchestrée par des réseaux criminels professionnels qui profitent de l’engouement des consommateurs.
- Un réseau organisé a créé 75 000 sites web frauduleux en trois ans, dérobant plus de 50 millions de dollars (environ 46 millions d’euros).
- Les fraudeurs utilisent des offres d’emploi légitimes pour recruter des employés, ignorant souvent leur participation à des activités illégales.
- Les experts recommandent de n’acheter que sur des sites connus et de vérifier l’authenticité des mentions légales.
Derrière des prix alléchants et un design soigné se cachent souvent des arnaques sophistiquées. Les pirates informatiques de SR Labs ont mis au jour un vaste réseau de fausses boutiques en ligne, révélant une organisation criminelle bien rodée qui exploite l’effervescence du Black Friday pour escroquer des milliers de consommateurs.
Selon les enquêteurs, ce groupe, probablement basé en Chine, a mis en place une véritable chaîne de production de sites frauduleux. Des offres d’emploi publiques attirent des employés qui, pour la plupart, ignorent la nature illégale de leurs activités. Le cœur de l’organisation se concentre sur la création rapide de boutiques en ligne et le recrutement de « franchisés » pour amplifier la portée de leurs arnaques.
Les fraudeurs misent sur le référencement pour apparaître en tête des résultats de recherche Google, exploitant souvent des noms de domaine précédemment utilisés et bénéficiant d’une bonne réputation.
Un design attrayant, des prix crédibles : même un œil attentif ne suffit pas à déceler ces sites web frauduleux.
Machine de retour
Les gains ne se limitent pas aux sommes versées par les clients. Les données personnelles et bancaires collectées sont revendues sur le dark web, atteignant des prix allant de trois à cinq dollars américains par carte.
Que faire ?
Les sites frauduleux sont de plus en plus sophistiqués, avec une direction qualité qui contrôle la création de nouvelles boutiques en ligne. Les signaux d’alerte traditionnels sont donc moins efficaces.
La prudence est de mise : n’achetez que sur des sites que vous connaissez et dont vous êtes certain de l’authenticité. Saisissez directement l’adresse du site dans votre navigateur plutôt que d’utiliser un moteur de recherche, car les fausses boutiques sont souvent positionnées en tête des résultats.
Même si le magasin était réel, les e-mails concernant des problèmes de livraison de colis ne l’étaient peut-être pas : le « phishing de colis » est également à son apogée dans les jours qui suivent le Black Friday.
IMAGO / CHROMORANGE
Si vous êtes victime d’une arnaque, contactez votre banque ou votre compagnie d’assurance pour tenter d’obtenir un remboursement. Signalez également la fraude au Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et à la police, même si le montant est faible, afin de contribuer à une action collective.
Fusion de Fake-Shop
Enfin, bloquez votre carte de crédit ou surveillez-la attentivement, car les fraudeurs peuvent tenter de prélever des sommes supplémentaires plusieurs semaines ou mois après l’achat initial.