Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

Bong Revilla fait face à des affaires de corruption et de malversation liées au contrôle des inondations

Publié le 16 janvier 2026. L'ancien sénateur philippin Bong Revilla est de nouveau visé par la justice, cette fois pour des accusations de corruption et de malversation liées à un projet de contrôle des inondations qui n'a jamais…

Bong Revilla fait face à des affaires de corruption et de malversation liées au contrôle des inondations

Publié le 16 janvier 2026. L’ancien sénateur philippin Bong Revilla est de nouveau visé par la justice, cette fois pour des accusations de corruption et de malversation liées à un projet de contrôle des inondations qui n’a jamais été achevé. Cette affaire relance le débat sur l’utilisation des fonds publics et les antécédents judiciaires de l’homme politique.

  • Bong Revilla et six anciens responsables du ministère des Travaux publics et de la Voirie (DPWH) sont accusés de détournement de fonds publics.
  • Le projet de contrôle des inondations à Pandi, Bulacan, d’un coût de 92,8 millions de pesos philippins (environ 1,6 million d’euros), n’a jamais été réalisé malgré le versement de 76 millions de pesos.
  • Cette nouvelle affaire intervient après l’abandon de plusieurs poursuites pour corruption contre Revilla, mais l’obligation de restituer 124,5 millions de pesos au trésor public reste en suspens.

Manille, Philippines – L’ancien sénateur philippin Bong Revilla est confronté à de nouvelles accusations pénales devant le tribunal anti-corruption de Sandiganbayan. Le Bureau du Médiateur a déposé plainte le vendredi 16 janvier pour violation présumée de la loi sur la corruption (République n° 3019) et pour malversation de fonds publics.

Outre Revilla, six anciens responsables du Département des Travaux Publics et de la Voirie (DPWH) sont également inculpés : Brice Hernandez, ancien ingénieur adjoint de district ; Jaypee Mendoza, ancien ingénieur ; Arjay Domasig, Emelita Juat, Juanito Mendoza et Christine Pineda.

L’affaire porte sur un projet de contrôle des inondations à Pandi, Bulacan, d’un montant de 92,8 millions de pesos philippins (environ 1,6 million d’euros), qui avait été attribué le 28 mars 2025. Selon le Médiateur, les accusés auraient conspiré pour détourner 76 millions de pesos (environ 1,3 million d’euros) de ce projet qui n’a jamais vu le jour.

« Malgré l’absence de toute construction réelle, les défendeurs ont déclaré le projet terminé. Par la suite, pour faciliter la divulgation de l’intégralité du coût du projet, il s’avère que les défendeurs ont falsifié les rapports d’exécution, émis des documents de facturation frauduleux et endossé des bons de décaissement »

Bureau du Médiateur

Les procureurs ont également demandé le refus de la libération sous caution pour les accusés, ce qui impliquerait leur détention pendant toute la durée du procès. La loi anti-corruption punit les actes qui causent « un préjudice injustifié à une partie, y compris le gouvernement, ou accordent à une partie privée des avantages injustifiés dans l’exercice de leurs fonctions officielles par partialité manifeste, mauvaise foi évidente ou négligence grave et inexcusable ».

Cette affaire intervient après le dépôt de charges similaires contre l’ancien représentant d’Ako Bicol, Zaldy Co en novembre, et contre l’entrepreneur Sarah Discaya et des responsables du DPWH en décembre.

En septembre 2025, l’ancien sous-secrétaire du DPWH, Roberto Bernardo, avait accusé Revilla d’être l’un des bénéficiaires de pots-de-vin présumés provenant de projets gouvernementaux de contrôle des inondations.

Avant cette affaire, Revilla avait été au centre du scandale des « pork barrel », impliquant 124,5 millions de pesos de fonds discrétionnaires. Il avait été accusé de pillage et de 16 chefs de corruption, mais a été innocenté en 2018 de l’accusation de pillage, puis de tous ses chefs d’accusation liés au scandale des « pork barrel » en 2021 par le Sandiganbayan.

Bien qu’acquitté, Revilla avait été condamné par la première division spéciale de Sandiganbayan à restituer solidairement les 124,5 millions de pesos au trésor public. À ce jour, en 2024, ce montant n’a toujours pas été restitué. – Rappler.com

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.