Publié le 9 décembre 2025 à 18h40. Les propos tenus par Brigitte Macron lors d’une représentation de l’acteur Ary Abittan, après des accusations de viol, ont suscité une vive polémique et une vague de réactions sur les réseaux sociaux, notamment avec l’émergence du hashtag #salesconnes.
- Brigitte Macron a utilisé des termes désobligeants envers les militantes féministes qui protestaient contre la présence d’Ary Abittan sur scène.
- L’acteur, accusé de viol en 2021, a été abandonné des poursuites en avril 2024, décision confirmée en appel en janvier 2025.
- Le hashtag #salesconnes est devenu un symbole de soutien aux féministes et de contestation des propos de l’épouse du président.
La Première dame est au cœur d’une controverse après avoir tenu des propos jugés offensants envers les féministes lors d’une représentation de l’acteur Ary Abittan. L’incident s’est produit alors que des manifestantes protestaient contre la présence de l’acteur, qui avait été mis en examen pour viol en 2021.
Selon des informations rapportées, l’acteur, visiblement perturbé, aurait confié à Brigitte Macron : « J’ai peur (…) de tout ». La réponse de la Première dame, captée et diffusée, a été interprétée comme une attaque contre les militantes féministes : « S’il y a des sales salopes comme ça, on les jettera dehors ».
Cette phrase a immédiatement provoqué une onde de choc. Les associations féministes ont exprimé leur indignation, dénonçant des propos inacceptables et sexistes. Le collectif Nous Toutes a déclaré sur BFMTV : « Nous avons été extrêmement choqués et indignés par les déclarations de Brigitte Macron », se sentant directement visé par ces propos.
Le hashtag #salesconnes, repris des mots utilisés par l’épouse du président, est rapidement devenu viral sur les réseaux sociaux. De nombreuses femmes, personnalités publiques et anonymes, ont affiché leur solidarité avec les féministes en utilisant ce hashtag, transformant l’insulte en un symbole de résistance.
L’actrice Judith Godrèche a ainsi déclaré : « Je suis une sale salope aussi, et je soutiens tout le monde ». La chanteuse et actrice Camélia Jordana a également affiché son soutien sur Instagram : « Moi aussi, je suis une sale salope et j’en suis fière. Soutien à tous les autres ».
Les proches de Brigitte Macron ont tenté de minimiser la polémique, affirmant que ses propos étaient une « critique de la méthode radicale » du collectif Nous Toutes. Cette explication n’a pas convaincu, notamment l’ancien président François Hollande, qui a déclaré sur RTL : « Quand il s’agit de manifester des femmes – même si on peut critiquer la forme – on n’utilise pas de tels mots ». La députée Aurélie Trouvé a estimé que Brigitte Macron « doit s’excuser » pour avoir « craché au visage » de toutes celles qui luttent contre les violences sexuelles et sexistes.
L’acteur Ary Abittan avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une enquête pour viol. En avril 2024, le parquet a finalement requis un non-lieu, estimant que les charges n’étaient pas suffisantes. Cette décision a été confirmée en appel en janvier 2025.
Le député Jean-Philippe Tanguy, du Rassemblement national, a pris la défense de Brigitte Macron, affirmant sur BFMTV que l’enregistrement avait été réalisé en privé et que l’ensemble de la situation était « très hypocrite ». La députée Prisca Thévenot, proche du président Macron, a également nuancé, soulignant que la Première dame pointait du doigt les actions répétées des manifestantes, qu’elle jugeait contre-productives. Elle a également soulevé la question de la possibilité pour l’acteur de reprendre son travail dans de bonnes conditions.
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