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Bruno Meyerfeld reçoit le prix Albert-Londres pour ses récits d’Amazonie

Le 88e prix Albert-Londres de la presse écrite a été attribué le mardi 27 octobre 2026 à Bruno Meyerfeld pour ses reportages consacrés aux peuples indigènes d'Amazonie au Brésil…

Bruno Meyerfeld reçoit le prix Albert-Londres pour ses récits d'Amazonie

Le 88e prix Albert-Londres de la presse écrite a été attribué le mardi 27 octobre 2026 à Bruno Meyerfeld pour ses reportages consacrés aux peuples indigènes d’Amazonie au Brésil, publiés dans Le Monde, lors d’une cérémonie tenue au Théâtre de la Concorde à Paris.

Le couronnement de Bruno Meyerfeld et des peuples d’Amazonie

À 35 ans, le reporter indépendant Bruno Meyerfeld s’est vu décerner la récompense la plus prestigieuse du journalisme francophone pour son travail d’enquête au long cours. Ancien correspondant au Brésil entre 2019 et janvier 2026, le journaliste s’est distingué par sa couverture des communautés autochtones luttant pour leur survie face à la déforestation, à l’orpaillage illégal et à l’accaparement des terres.

Le jury a salué une écriture singulière qui documente la tragédie humaine et environnementale des régions les plus reculées de la forêt tropicale sans en édulcorer la violence. Il a relevé chez le reporter de 35 ans la présence d’une poésie certaine dans ses récits ainsi que des écrits qui laissent des images et des voix dans les têtes.

Bruno Meyerfeld reçoit le prix Albert-Londres pour ses récits d'Amazonie
Photo : L'Orient-Le Jour

Avec poésie, Bruno Meyerfeld n’élude pas les violences subies par les Amérindiens, dans les territoires les plus reculés de l’Amazonie.

Le jury du prix Albert-Londres, via Le Monde et L’Orient-Le Jour

Ses articles ont notamment mis en lumière la situation critique des peuples menacés de disparition, à l’instar des Piripkura, des Guarani-Kaiowá et des Yanomami.

Arthur Sarradin et Brice Lambert distingués pour le livre et l’audiovisuel

La dixième édition du prix du livre d’enquête a couronné Arthur Sarradin, âgé de 26 ans, pour son ouvrage Le Nom des ombres. Sortir de l’enfer concentrationnaire syrien, publié aux éditions du Seuil. Le journaliste, qui collabore notamment avec Radio France au Proche-Orient, est diplômé de l’université Saint-Joseph et installé à Beyrouth. Il a été l’un des premiers à pénétrer dans les geôles du régime au lendemain de la chute de Bachar al-Assad survenue le 8 décembre 2024, lorsque les portes des prisons syriennes se sont ouvertes et que les premiers survivants ont pu raconter leur vécu. Le jury a relevé chez lui une maturité étonnante ainsi qu’un sens prononcé de l’écriture et de la narration.

La médaille du prix Albert Londres, le 29 octobre 2019, à Paris
Photo : franceinfo

Une dotation et une tradition d’excellence pour le journalisme francophone

Créé en 1932 en hommage à Albert Londres, considéré comme le père du grand reportage moderne, le prix a été décerné pour la première fois en 1933 à Émile Condroyer pour des reportages publiés dans le quotidien Le Journal. Le prix du reportage audiovisuel a quant à lui été créé en 1985, tandis que la catégorie dédiée au livre d’enquête et de reportage a vu le jour en 2017. Attribuée sous l’évaluation d’un jury composé de lauréats de la prestigieuse récompense, cette 88e édition attribue à chacun des lauréats une dotation financière de 5 000 euros afin de saluer l’excellence de leur parcours.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.