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Bryan Cranston et SAG-AFTRA affirment qu’OpenAI prend au sérieux leurs préoccupations en matière de deepfake

La société OpenAI a renforcé ses mesures de protection après que des vidéos générées par intelligence artificielle (IA) ont reproduit l'image de l'acteur Bryan Cranston, allant jusqu'à le montrer en selfie avec Michael Jackson. Cette affaire relance le…

Bryan Cranston et SAG-AFTRA affirment qu’OpenAI prend au sérieux leurs préoccupations en matière de deepfake

La société OpenAI a renforcé ses mesures de protection après que des vidéos générées par intelligence artificielle (IA) ont reproduit l’image de l’acteur Bryan Cranston, allant jusqu’à le montrer en selfie avec Michael Jackson. Cette affaire relance le débat sur la protection des artistes face aux technologies de deepfake.

OpenAI a présenté ses excuses pour ces créations non autorisées et a annoncé des ajustements à sa politique d’adhésion concernant l’utilisation de la ressemblance et de la voix des individus. L’entreprise a précisé que « tous les artistes, interprètes et individus auront le droit de déterminer comment et s’ils peuvent être simulés. » Elle s’engage également à examiner rapidement les signalements de violations de cette politique.

La réaction fait suite à une déclaration commune signée par Bryan Cranston, OpenAI, le syndicat des acteurs SAG-AFTRA, ainsi que par des agences artistiques influentes telles que United Talent Agency, l’Association of Talent Agents et Creative Artists Agency. Ces derniers avaient précédemment critiqué le manque de protections offertes aux artistes.

« Je suis reconnaissant envers OpenAI pour sa politique et pour l’amélioration de ses garde-fous », a déclaré Bryan Cranston. Cependant, Sean Astin, président de SAG-AFTRA, a souligné la nécessité d’une législation pour protéger les artistes contre une « appropriation illicite massive par la technologie de réplication ». Il a notamment mis en avant le projet de loi Nurture Originals, Foster Art and Keep Entertainment Safe Act, également connu sous le nom de loi contre les contrefaçons.

OpenAI avait initialement lancé Sora 2, son outil de création vidéo par IA, avec une politique de désinscription pour les détenteurs de droits d’auteur. Suite à la polémique, notamment après la diffusion de vidéos controversées impliquant un personnage de dessin animé associé à des idéologies nazies, l’entreprise a promis de donner aux ayants droit un contrôle plus précis sur l’utilisation de leur image, en s’inspirant du modèle de consentement préalable pour la ressemblance, mais avec des contrôles supplémentaires.

À ce stade, OpenAI n’a pas précisé les modalités de ces modifications ni répondu aux demandes de commentaires.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.