Home AffairesCampagne de financement – ​​La gauche du Brandebourg a besoin d’argent

Campagne de financement – ​​La gauche du Brandebourg a besoin d’argent

by Amélie Bernard

Publié le 26 novembre 2025 00:15:00. Après un revers aux élections régionales de 2024, le parti Die Linke (La Gauche) en Brandebourg connaît une dynamique de croissance inattendue, avec plus de 2 000 nouveaux adhérents en moins d’un an, tout en cherchant à analyser les raisons de son échec et à se reconstruire sur le terrain.

  • Die Linke a enregistré plus de 2 000 nouvelles adhésions en Brandebourg depuis fin 2023, portant le nombre total de membres à environ 5 450.
  • Le parti souhaite redevenir la formation politique la plus importante de la région en termes d’adhésion, après avoir été dépassé par le SPD puis la CDU.
  • Une analyse approfondie de la défaite aux élections régionales de 2024 est en cours, avec une attention particulière portée à l’utilisation des ressources et à l’efficacité des campagnes.

La Gauche brandebourgeoise connaît un regain d’intérêt inattendu. Après avoir subi un échec cuisant aux élections régionales de 2024, où elle n’a obtenu qu’un peu moins de 3 %, le parti constate une affluence de nouveaux membres. Plus de 2 000 Brandebourgeois ont rejoint les rangs de Die Linke depuis la fin de l’année 2023, dont 1 600 rien qu’en 2025. L’association régionale compte désormais environ 5 450 adhérents, selon Stefan Wollenberg, son directeur régional.

Cette dynamique positive incite le parti à se fixer un objectif ambitieux : redevenir la formation politique la plus importante de la région en termes d’adhésion. Longtemps après la chute du mur de Berlin, Die Linke, héritière des socialistes est-allemands, avait connu une période de croissance, mais a progressivement perdu du terrain, étant d’abord dépassée par le SPD, puis par la CDU il y a sept ans.

Plus d’un membre sur trois de Die Linke en Brandebourg est un nouveau venu, et beaucoup sont relativement jeunes. Le parti souhaite également rendre hommage à ses membres les plus fidèles, ceux qui sont inscrits depuis au moins 20 ans, et reconnaître leurs contributions exceptionnelles. Cette proposition, émanant du groupe de travail des aînés, sera examinée lors de la conférence régionale du parti ce samedi au « Seminaris-Seehotel » de Potsdam. Une session plénière spéciale sera également dédiée aux membres seniors, en plus de la session existante pour les femmes.

Cette vague d’adhésions survient après une année difficile pour Die Linke en Brandebourg. En février 2025, le parti a obtenu 11,7 % aux élections fédérales, un résultat qui laissait présager une résurrection. Cependant, cinq mois plus tôt, l’association régionale avait subi sa défaite la plus amère aux élections régionales, avec un score d’un peu moins de 3 %. Depuis lors, le Brandebourg est le seul Land d’Allemagne de l’Est sans représentation parlementaire de Die Linke.

Une analyse de la défaite électorale est nécessaire

L’association du district d’Oberhavel appelle à une analyse ouverte et honnête des résultats des élections régionales. Les associations de district sont invitées à examiner l’utilisation des ressources, l’efficacité des supports de campagne et à identifier les points faibles. L’objectif est de tirer les leçons de cette défaite et de préparer les prochaines échéances électorales, qu’il s’agisse des élections de 2029 ou d’éventuelles élections anticipées en cas de dissolution de la coalition SPD-BSW.

« L’analyse de la campagne électorale n’a pas pour but de désigner un coupable, mais de comprendre les problèmes et de trouver des solutions. »

Justification de la motion à l’ordre du jour de la conférence du parti

La défaite aux élections régionales a également des conséquences financières. L’État ne mettra à disposition que 83 000 euros pour rembourser les frais de campagne jusqu’aux prochaines élections locales et nationales de 2029. Afin de pouvoir mener des campagnes efficaces, le parti prévoit de lancer une collecte de fonds, avec pour objectif de récolter au moins 50 000 euros par an, en privilégiant les dons réguliers.

Die Linke doit également surmonter le défi de se faire percevoir comme une force d’opposition crédible en dehors du parlement. Le parti a également subi des pertes lors des élections locales de 2024, mais reste présent dans tous les conseils de district, dans la plupart des conseils municipaux et dans de nombreux conseils locaux. Il dispose également de plusieurs maires et même d’une administratrice de district à Teltow-Fläming, Kornelia Wehlan. Le parti compte sur son ancrage local pour gagner en visibilité et en influence.

Aucune garantie de succès futur

« Le travail de terrain et la réactivité locale ont toujours été une force de notre parti, et ils redeviennent aujourd’hui un pilier central », souligne une proposition clé du comité exécutif régional pour la conférence du parti. Le retour au Bundestag avec trois députés du Brandebourg a été une victoire, mais ne garantit pas un succès futur. Les résultats des élections municipales de l’automne dernier ont montré qu’il reste encore beaucoup de travail à accomplir.

Lors de l’élection du maire de Francfort-sur-l’Oder, la candidate du SPD, Simona Koß, soutenue par Die Linke, n’a obtenu que 8,6 % des voix. À Brandebourg/Havel, la candidate indépendante Birgit Patz, soutenue par Die Linke, les Verts et le Parti pour la protection des animaux, a obtenu seulement 6,8 %. Le score de 16 % obtenu par Dirk Harder à Potsdam était nettement meilleur, mais il lui a manqué un seul point de pourcentage pour se qualifier pour le second tour. Bien qu’il ne s’en soit pas si mal sorti, c’était la première fois depuis des décennies qu’un candidat socialiste ne parvenait pas à se hisser au second tour d’une élection à la mairie de Potsdam.

Les 16,3 % obtenus par Stephanie Rose lors de l’élection du maire d’Oranienburg n’ont pas suffi pour se qualifier pour le second tour. Il avait été suggéré qu’elle aurait pu avoir de meilleures chances en tant que candidate indépendante, mais elle a assumé son appartenance à Die Linke et s’est présentée comme une candidate de gauche. Son score, compte tenu du contexte, est encourageant et remet en question l’idée que l’étiquette « gauche » serait un handicap pour les candidats. Peut-être qu’une candidate de gauche à Francfort-sur-l’Oder aurait-elle obtenu un meilleur résultat que Simona Koß.

Empêcher les maires de l’AfD

Le parti lance une initiative « Défendre la démocratie – empêcher l’AfD dans les communes », soulignant la nécessité de contrer la montée du fascisme au niveau local. Il appelle à rechercher des accords avec tous les candidats démocrates et antifascistes, même s’ils ne sont pas membres de Die Linke, et à les soutenir si nécessaire. Il s’agit, selon le parti, d’une application cohérente de ses convictions et non d’une trahison de ses principes.

L’AfD n’a pour l’instant aucun maire ou administrateur de district en Brandebourg, mais a frôlé le succès à plusieurs reprises, parvenant souvent au second tour. Dans ces cas, la compétition est souvent serrée.

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