Publié le 17 novembre 2025 à 04h39. La candidate communiste Jeanette Jara et le candidat d’extrême droite José Antonio Kast sont arrivés en tête du premier tour de l’élection présidentielle chilienne, contraignant à un second tour le 14 décembre pour départager les deux favoris.
- Jeanette Jara, candidate communiste, arrive en tête avec 26,7 % des voix.
- José Antonio Kast, candidat d’extrême droite, la suit de près avec 24,1 % des voix.
- Le vote obligatoire a permis à plus de 15 millions d’électeurs de participer à ce premier tour.
Le Chili se dirige vers un second tour présidentiel serré entre Jeanette Jara et José Antonio Kast, après un premier tour marqué par une participation massive grâce à l’instauration du vote obligatoire. Avec plus de 90 % des voix dépouillées, Jara, 51 ans, devance Kast, 59 ans, mais aucun des deux candidats n’a obtenu la majorité absolue nécessaire pour remporter l’élection dès le premier tour.
L’actuel président chilien, Gabriel Boric, a confirmé la tenue d’un second tour le 14 décembre. Les résultats provisoires placent Jara en tête avec 26,7 % des voix, suivie de Kast avec 24,1 %. D’autres candidats, dont Evelyn Matthei (centre-droit) et Johannes Kaiser (réactionnaire), n’ont pas réussi à se qualifier pour le second tour.
C’est la première fois que le vote est obligatoire au Chili, ce qui a conduit à une participation record de plus de 15 millions d’électeurs. Cette participation accrue témoigne d’un engagement civique renouvelé, mais elle ne se traduit pas nécessairement par un soutien massif aux forces politiques traditionnelles.
Jeanette Jara, avocate de 51 ans, a occupé le poste de ministre du Travail dans le gouvernement Boric. Elle est membre du Parti communiste chilien et représente une coalition de partis de gauche au pouvoir.
Son adversaire, José Antonio Kast, 59 ans, a fondé le Parti républicain. Il s’est déjà présenté à l’élection présidentielle chilienne à deux reprises.
Kast est considéré comme ultra-conservateur et s’oppose au mariage homosexuel et à l’avortement. Son style de campagne et ses positions politiques lui valent des comparaisons avec l’ancien président américain Donald Trump. Il a notamment promis de lutter contre la criminalité des gangs et de « renvoyer » les migrants illégaux, proposant même la construction d’un mur à la frontière.
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