Après quatre mois et demi d’absence dus à une blessure au poignet droit, l’Espagnol de 23 ans a également attiré l’attention avec un nouveau style vestimentaire audacieux.
Carlos Alcaraz réussit son grand retour
Quatre mois et demi après son dernier match sur le circuit, l’Espagnol a retrouvé la victoire ce lundi face à Roman Safiullin lors de son entrée en lice dans cet US Open dont il est le tenant du titre. Un retour sans souci pour le joueur, qui disputait son premier match en simple depuis mi-avril et sa blessure au poignet droit contractée au Masters 1000 de Barcelone. Cette longue absence a contraint l’ancien numéro 1 mondial à renoncer à Roland-Garros et à Wimbledon.
Pour son premier tour, le Murcien s’est qualifié face au Russe Roman Safiullin (99e) en trois sets 6-4, 6-4, 6-4. Alors que beaucoup s’interrogeaient sur sa capacité à enchaîner des matches en trois sets gagnants après une si longue parenthèse, il a livré une prestation appliquée, sans baisse de régime. Présent au filet, efficace en retour, il est allé à l’essentiel, ne commettant que 27 fautes directes au total par rapport à ses standards hors normes. Il a limité les exploits athlétiques, mis à part un échange épique lors du dernier jeu, avec volée de revers en extension, allers-retours au filet, smash et amortie pour finir.
Visiblement satisfait après la balle de match, il a levé les bras et lancé deux «vamos!» (allez), le regard tourné vers son camp, 139 jours après sa dernière victoire sur un court.
Des sourires, un nouveau look, un téton visible… pour son retour, Carlos Alcaraz fait monter la température à l’US Open
Au-delà de la performance sportive, c’est le nouveau look de l’Espagnol âgé de 23 ans qui fait beaucoup parler. L’ex-numéro 1 mondial a toujours aimé jouer avec son style. Depuis sa blessure, il a décidé de se laisser pousser les cheveux et arbore désormais une crinière noire et un bandeau pour éviter d’être gêné. C’est également son débardeur très échancré, façon basketteur de NBA, qui a fait sensation auprès du public. Lors du premier set, c’est même un téton qu’il a laissé apparaître, sous les sifflets amusés du public au moment des ralentis. GQ a osé qualifier cette tenue de look le plus cool que Carlos Alcaraz ait jamais arboré, expliquant que l’Espagnol avait tout juste. Il semble loin le temps des tenues gentleman du tennis, où le polo et le short étaient obligatoires, sachant que seul Wimbledon continue d’obliger les joueurs à pratiquer en tenue blanche.

Carlos Alcaraz, récit de quatre mois d’absence jusqu’à son retour à l’US Open
Abordant ce tournoi dans l’inconnu, et profitant du forfait du n°1 mondial Jannik Sinner, ce dernier tournoi du Grand Chelem de la saison s’annonce très ouvert. Selon Mats Wilander, il peut partir dans tous les sens, le Suédois plaçant Carlitos dans sa liste de six prétendants pour le titre aux côtés d’Arthur Fils, Alexander Zverev, Ben Shelton, Taylor Fritz et Novak Djokovic, qui a été éliminé dans la nuit de dimanche à lundi. De son côté, Patrick Mouratoglou se montre plus mesuré et réduit la liste des prétendants à trois noms avec Fils, Zverev et Shelton, tout en glissant une petite pièce sur Rafael Jodar, l’Espagnol qui monte.
Pour le compte du deuxième tour, Alcaraz affrontera le Portugais Jaime Faria (72e), qui a dû batailler cinq sets pour se défaire de l’Américain Jenson Brooksby (74e).
J’ai besoin de plus de matches. Je dois retrouver le rythme des tournois. Donc je pense que je vais jouer de mieux en mieux au fil du temps.
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