Publié le 24 septembre 2025 14h35. Le célèbre humoriste américain Bill Burr est au cœur d’une vive controverse après avoir participé au festival de l’humour de Riyad, financé par l’Arabie saoudite, malgré ses critiques antérieures envers les milliardaires et son soutien à une personne accusée d’un crime violent.
- Bill Burr a participé au festival de l’humour de Riyad, un événement controversé financé par l’Arabie saoudite.
- Cette participation intervient après que Burr ait publiquement dénoncé les milliardaires et exprimé son soutien à un accusé de tentative de meurtre.
- La base de fans de Burr manifeste son mécontentement, accusant l’humoriste de s’être “vendu” et de compromettre ses convictions.
La participation de Bill Burr au festival de l’humour de Riyad, en Arabie saoudite, a suscité une onde de choc parmi ses fans et dans la communauté comique américaine. Cet événement, financé et organisé par la famille royale saoudienne, a vu plusieurs humoristes de renom se produire, malgré les accusations portées contre le royaume concernant son bilan en matière de droits de l’homme et son implication présumée dans les attentats du 11 septembre selon NPR.
Alors que certains humoristes, comme Shane Gillis, ont décliné l’invitation, la plupart des têtes d’affiche du stand-up américain ont choisi de se produire pour le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé “La scie à os”. Cette décision a été accueillie avec un mélange de consternation et d’indignation, notamment en raison des antécédents controversés du régime saoudien.
La situation est d’autant plus paradoxale que Bill Burr avait, auparavant, adopté une rhétorique virulente contre les milliardaires, les qualifiant de « chiens enragés » qu’il fallait « abattre » comme il l’avait déclaré. Il avait également affiché un soutien sans équivoque à Luigi Mangione, accusé d’avoir tiré sur le PDG d’United Healthcare, Brian Thompson, allant jusqu’à exprimer son approbation dans ses podcasts et ses apparitions télévisées.
Après son retour aux États-Unis, Burr a défendu sa participation au festival de Riyad, le qualifiant de « l’une des trois meilleures expériences que j’ai jamais vécues » d’après ses propres dires, ajoutant que « les Royals ont adoré le spectacle. Tout le monde était content ». Il a également imputé la controverse à des « robots trolls automatisés » cherchant à le discréditer lors d’une intervention sur le podcast Conan O’Brien a besoin d’un ami comme rapporté par Cracked.
Ces justifications n’ont fait qu’attiser la colère de ses fans. Le podcast Podcast du lundi matin, animé par Burr, est désormais submergé de commentaires négatifs et de désabonnements. Un commentaire typique, visible sous une vidéo récente, exprime le sentiment général : « Tu n’es tout simplement plus drôle… Se vendre à des meurtriers semble simplement interférer avec mon rire. »
L’affaire met en lumière les dilemmes moraux auxquels sont confrontés les artistes lorsqu’ils sont confrontés à des offres financières alléchantes provenant de régimes controversés. Le revirement de Bill Burr, passant d’une critique acerbe du pouvoir financier à une collaboration avec un État accusé de violations des droits de l’homme, a laissé un goût amer chez de nombreux observateurs et a soulevé des questions sur l’intégrité et la cohérence de ses convictions.
